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Aviva travaille à demeurer pertinente

par Alain Castonguay | 03 octobre 2016 07h00

Photo : Freepik

« Le secteur de l’assurance est à l’âge de pierre, tandis que d’autres secteurs sont déjà en orbite vers Mars », disait récemment Mark Wilson, le PDG mondial d’Aviva.

Simon Rivard, vice-président numérique et innovation chez Aviva Canada, souligne que l’assureur établi à Londres brasse des affaires depuis 320 ans, est présent dans 16 pays et compte un chiffre d’affaires de 24 milliards de livres sterling. « La question que nous pose constamment M. Wilson est, en fait : comment reste-t-on pertinent ? Pendant longtemps, on se limitait essentiellement à ce qu’on appelle le “fire and life”, juste de l’assurance contre l’incendie et de l’assurance vie. On s’inquiète de la disparition possible du secteur de l’assurance automobile, mais nous ne voyons cela que comme une étape normale dans l’évolution de l’entreprise. »

L’innovation doit servir à aider l’assureur à demeurer connecté aux besoins des clients et à être toujours pertinent dans ses processus d’affaires, poursuit-il. Pour cela, le point de départ est la volonté de la haute direction à favoriser l’innovation. Chez Aviva, ce désir est manifeste, note M. Rivard. Aviva a formé un groupe tactique spécialisé en innovation, basé à Londres, où Simon Rivard se rend tous les deux mois environ pour appuyer les efforts de numérisation des activités de l’assureur.

Il faut aussi stimuler l’innovation au sein des troupes, et différentes activités sont tenues pour solliciter leur contribution. « Vous seriez surpris de connaitre le taux de participation de nos employés à ces concours axés sur l’innovation », indique Simon Rivard. Un récent concours du type « hack-a-thon » a permis aux employés de soumettre 175 projets. « Nos employés sont prêts à se mobiliser », note M. Rivard.

Aviva a aussi lancé un fonds de 100 millions de livres axé sur le financement de l’innovation, en plus d’autres budgets discrétionnaires qui s’ajoutent chaque année. Le fonds a déjà investi dans trois sociétés « fintech », mais pas nécessairement en assurance. L’assureur cherche toujours de bons projets à financer en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, note M. Rivard.

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