MENU

Bien comprendre la norme fédérale

par Alain Castonguay | 17 août 2012 11h28

Le gouvernement fédéral soutient l’Agence canadienne de normalisation (CSA) dans la préparation de la norme en santé et sécurité psychologique en milieu de travail (CSA Z1003). On estime que plusieurs problèmes de santé mentale sont attribuables aux situations vécues en milieu de travail. « La santé est une responsabilité partagée. L’organisation ne fait pas toujours partie du problème, mais elle doit toujours faire partie de la solution. »Tout comme pour la norme du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), la norme CSA entend fournir un cadre d’amélioration continue visant à créer la culture de promotion de la santé psychologique en milieu de travail. « Le fait de parler de la santé psychologique, juste d’en parler, d’aborder les préjugés qu’on a envers ceux qui ont des problèmes de santé mentale, ça permet de lever les tabous, a expliqué Marie-Thérèse Dugré, présidente de Solareh, lors du colloque Solareh tenu à Mont-Tremblant à la mi-mai.

Les gens ont tous des limites, ils ont besoin d’avoir plus de temps, d’un délai plus long pour accomplir toutes les tâches qu’on leur demande. La culture de la santé exige que l’on permette aux employés de dire non, qu’ils ont le droit de faire attention à leur santé, de faire preuve de prévention. »

La norme canadienne est basée sur 13 facteurs, notamment : le respect et la politesse, le soutien psychologique, la culture organisationnelle, le leadership, la reconnaissance et les récompenses, la gestion de la charge de travail, la conciliation travail-famille, etc.

Selon Marie-Thérèse Dugré, l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail a forcé les gestionnaires à adapter les horaires de travail. « Si tu dois aller chercher le petit à la garderie à telle heure, et que tu dois faire une heure de trafic avant de faire cela, ça exige d’arranger ton horaire en conséquence », dit-elle. Cette souplesse n’est pas requise que dans les grandes organisations, ajoute Mme Dugré en citant son entreprise en exemple, où il y a deux heures d’écart entre le premier et le dernier à entrer au travail.

Toute la démarche d’implantation de l’entreprise en santé est très rigoureuse. « On commence par la conscientisation, explique-t-elle. Ensuite on planifie la stratégie, et enfin, on laisse à l’entreprise le soin de décider la marche à suivre dans le fonctionnement normal de ses activités. »

Publicité