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Bonnes réponses = bonne protection

par Matt Bell | 17 octobre 2016 07h00

Alex Bittner

Quelle est l’erreur le plus fréquemment commise par les voyageurs hivernants ? Ils ne répondent pas correctement au questionnaire médical.

C’est ce qu’affirme Alex Bittner, président de l’Association canadienne de l’assurance voyage (ACAV) et directeur, courtiers et réseaux de distribution spécialisés, chez Manuvie. Il invite les conseillers à s’assurer que leurs clients voyageurs hivernants ne font pas d’erreurs en remplissant les questionnaires d’assurance voyage, car ils comportent des questions médicales nombreuses et détaillées.

Erin Finn, directrice et tarificatrice d’Assurance Voyage RSA, insiste en outre sur l’importance d’y répondre honnêtement et avec exactitude afin de s’assurer d’être véritablement protégé. « Si le client ne répond pas correctement aux questions qui composent sa demande, sa protection peut s’avérer nulle et non avenue ; il y en a qui sont surpris. En cas de doute, ne jouez pas aux devinettes : demandez au client de vérifier auprès de son médecin. Vous pouvez même appeler la compagnie d’assurance pour clarifier la question. »

Elle ajoute qu’un conseiller ne devrait jamais — au grand jamais — répondre à la place de son client ou lui donner des conseils médicaux. « C’est incontestablement au client qu’il incombe de s’informer auprès de son médecin s’il a quelque question que ce soit relativement à son état de santé. » Elle précise que, somme toute, le client a l’entière responsabilité de sa demande.

Le PDG d’Ingle International, Robin Ingle, maintient que les conseillers doivent faire preuve de vigilance, car bon nombre de snowbirds ont tendance à surévaluer leurs capacités lorsqu’ils répondent aux questions. « Le septuagénaire d’aujourd’hui s’imagine être dans la cinquantaine. Or, il n’est généralement plus capable de faire les mêmes choses qu’avant, même s’il a tendance à le croire », fait-il remarquer.

L’industrie de l’assurance poursuit sa croissance tout en s’adaptant à la demande du consommateur, et de nombreux spécialistes prédisent que la simplification des questionnaires d’assurance voyage constitue la voie à suivre.

Alex Bittner signale que les instances réglementaires et l’ACAV ont pu constater les problèmes posés par ces questionnaires que le consommateur moyen a du mal à comprendre. Certaines compagnies d’assurance ont déjà pris des mesures en vue de simplifier le processus.

« Chez RSA, nous essayons de simplifier le processus pour que les gens comprennent ce qu’ils font et sachent ce qu’ils demandent », mentionne Erin Finn.

Elle ajoute que les conseillers et les compagnies d’assurance doivent aller plus loin en matière d’éducation du client. Car s’il est vrai que les snowbirds font partie de ceux qui reçoivent le plus de conseils, elle voit encore plein de gens qui ne savent pas vraiment ce qu’ils font en présentant une demande.

« Nous essayons de poser moins de questions, afin que les gens se sentent en confiance lorsqu’ils font une demande. J’ai l’impression que cette façon de faire se répandra de plus en plus au fil des saisons », dit-elle.

Récemment, on a aussi un nombre grandissant de cas où la couverture était établie en fonction d’une évaluation individuelle du risque. Alex Bittner constate que le marché de l’assurance voyage a de plus en plus recours à l’évaluation individuelle du risque ; c’est selon lui une excellente façon de s’assurer que le client obtient une couverture adéquate.  

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