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Coacher pour donner au suivant

par Alain Thériault | 06 janvier 2017 07h00

Marie Beauvais

Par l’entremise de son site de coaching Gagnez en assurance, la conseillère en sécurité financière de La Capitale Assurance et services financiers, Marie Beauvais, offre aux usagers de s’inscrire à une série de capsules vidéo sur la vente.

Ils peuvent aussi s’inscrire pour recevoir des conseils gratuits par courriels. Elle rencontre des conseillers lors de déjeuners informels de coaching. Elle agit aussi comme mentor auprès de certains.

Comment faire tout cela à temps partiel ? « C’est une passion pour moi et ma façon de redonner au suivant », a-t-elle dit en entrevue au Journal de l’assurance. Elle a ajouté que ceux qui réussissent le mieux incorporent toujours un volet aide dans leurs activités.

Au moment de l’entrevue accordée en aout, elle revenait tout juste d’un spectacle donné par Céline Dion, au Centre Vidéotron de Québec. « C’est mon idole. Sa caractéristique est qu’elle sait s’entourer. C’est toujours la marque des grands gagnants. Il faut s’entourer de professionnels triés sur le volet. »

Mais s’entourer ne suffit pas, ajoute la conseillère active en assurance et en épargne collective. Car l’entourage n’apporte pas que du positif. « La conformité, MRCC2 et les nouvelles règles fiscales des polices nous font réaliser qu’il y a deux types de conseillers. Ceux qui s’adaptent et ceux qui sont restés dans leurs vieilles habitudes. Ils bougonnent. Ils pensent à la retraite. On peut les aider, mais il ne faut pas juste discuter de ce qui va mal, sinon on va se faire contaminer. »

Il faut savoir gérer sa tête, dit-elle. « Je fais attention à tout ce qui entre dans mon cerveau. Je visualise. Je me vois réussir et aider mon client. Je transforme les obligations réglementaires en opportunités. Plus vite passé par-dessus, le mieux la production. Ce genre de conseiller se fâche contre les difficultés et choisit les bons mots pour expliquer au client ce qui se passe et pourquoi il a bien fait de le choisir comme conseiller », dit-elle.

Les nouvelles lois et réglementations forcent les moins combatifs à quitter l’industrie, observe Mme Beauvais. D’un autre côté, les jeunes affluent de partout dans la carrière. « Les nouveaux vont s’adapter assez vite, même aux règles fiscales du 1er janvier », prévoit-elle.

Pour rester sur le pont du voilier même en cas de tempête, Marie Beauvais croit que le conseiller doit développer des qualités de grand dirigeant : la souplesse et la faculté d’adaptation. À chaque bouleversement dans l’industrie, des conseillers la quittent. Elle se rappelle que cela s’est passé lorsque les ordinateurs se sont imposés, puis Internet et les courriels.

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