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Des conseillers financiers militent en faveur de relevés plus précis

par Vicky Poitras | 12 septembre 2006 20h08

Un conseiller financier de Toronto, Warren MacKenzie, mène une campagne pour que les institutions financières fassent preuve d’une plus grande transparence dans l’information financière qu’elles transmettent au consommateur, en dévoilant par exemple la performance exacte de ses placements.M. MacKenzie, président de la firme Second Opinion Investor Services, est appuyé dans cette démarche par une association informelle composée d’une quinzaine de conseillers financiers, actifs partout au pays, sauf au Québec. Ces conseillers font de la planification financière sur une base d’honoraires. Ils affirment ne pas vendre de produits.

Selon eux, les institutions financières font un piètre travail lorsque vient le temps de dévoiler aux consommateurs le rendement exact de leurs placements.

Le groupe soutient que, bien souvent, les relevés mensuels expédiés aux clients sont incompréhensibles aux yeux des consommateurs. Ils demandent que cette situation change.

« Il est inconcevable, de nos jours, que les investisseurs ne soient pas en mesure de connaître le rendement exact de leurs placements », tonne Warren MacKenzie.

M. MacKenzie et ses collègues exigent, notamment, que ce renseignement figure clairement sur les relevés mensuels postés aux clients. Cette information doit aussi paraître pour chaque classe d’actifs, estime le groupe.

Les conseillers pressent d’ailleurs les investisseurs à signer une pétition en faveur d’une divulgation claire. Cette pétition est accessible par l’entremise du site internet du groupe www.showmethereturn.com, mis en ligne par M. MacKenzie.

« Nous espérons recueillir 100 000 signatures », avance M. MacKenzie. Au 17 juillet dernier, 1 000 investisseurs y avaient apposé leurs noms. Aucune date butoir n’a cependant été fixée pour mener le projet à terme.

Pour le moment, les consommateurs et conseillers financiers peuvent se faire une bonne idée de la performance de leurs placements en se servant d’une calculatrice de rendement, mise en ligne sur le site du groupe par M. MacKenzie. « Cet outil de calcul est complètement gratuit. Je ne compte pas le rendre payant. Cela défierait la logique de notre action », explique-t-il.

La calculatrice de rendement vise aussi à créer de l’achalandage sur le site et ainsi à amener les investisseurs à signer la pétition en ligne.

Une fois complétée, cette pétition sera présentée à la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO), afin que celle-ci impose à l’industrie une mesure de divulgation des rendements.

« La CVMO est la commission de valeurs mobilières la plus influente au Canada, avance M. MacKenzie. Elle a beaucoup de ressources et la majorité des entreprises du pays sont actives sur son territoire. Quand elle met de l’avant un règlement, c’est souvent repris ailleurs », dit-il.

L’Institut des fonds d’investissement du Canada a refusé de commenter le dossier.

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