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Flavio Vani devient président du RICIFQ

par Alain Thériault | 22 juillet 2013 16h11

Flavio Vani a été nommé président du Regroupement indépendant des conseillers de l’industrie financière du Québec (RICIFQ), lors de la réunion du conseil d’administration qui s’est déroulée le 31 mai 2013. Le RICIFQ y a scellé le mandat des membres de son conseil dans « le combat » que mène le Regroupement contre de nouvelles règlementations que son président juge « très injustes ». Flavio Vani C’est pour permettre à ses membres de défendre leurs intérêts d’une seule voix que M. Vani a accepté la présidence du RICIFQ. « Nous sommes attaqués de tout bord tout côté avec l’intervention continuelle de règles édictées par des personnes qui, possiblement, connaissent peu notre travail et n’ont jamais rencontré de clients », a-t-il lancé en entrevue au Journal de l’assurance.

Il dit avoir remarqué que des conseillers avaient soumis, sans les signer, des mémoires à l’Autorité des marchés financiers, dans le cadre de la consultation 81-407 sur les frais des fonds communs. Leur crainte de s’identifier, qu’elle soit fondée ou non, amène selon lui la nécessité pour les conseillers d’exprimer leur opinion par l’entremise d’un groupe. « Nous sommes les seuls à pouvoir le faire », a-t-il ajouté.

La dernière réunion du conseil a permis au RICIFQ d’unifier cette voix derrière une orientation principale : défendre les intérêts de ses membres, notamment contre les changements règlementaires issus, entre autres, du document 81-407 sur les frais des organismes de placements collectifs. Pour le président du RICIFQ, la divulgation des commissions est inutile, puisque tous ces détails figurent dans le prospectus des fonds. Il associe cette exigence à une forme de maternage des consommateurs, lesquels ne l’ont en aucun cas demandé.

« En 27 ans de carrière, personne ne m’a jamais demandé au départ : «combien je vous paie pour vos services?», a confié M. Vani. Connait-on la part du pharmacien, lorsque nous achetons des médicaments? On peut amener le cheval à l’abreuvoir, mais là, le régulateur veut que nous l’obligions à boire. »
Le RICIFQ se donne aussi comme deuxième priorité d’informer ses membres qu’ils peuvent récupérer la taxe sur les intrants des trois dernières années, sous forme de remboursement des taxes sur les produits et services (TPS) et taxe de vente du Québec (TVQ). « Des collègues n’ont jamais réclamé ces montants, se contentant d’inscrire les taxes dans leur rapports d’impôt. Ils ne récupèrent ainsi que 30 % de leur dû, plutôt que la totalité, soutient M. Vani. Nous ne sommes pas des banques, mais des individus : 5 000 $ en moins [montant qu’il observe en moyenne chez les cabinets d’une seule personne] laisse tout un trou. Des cabinets de taille moyenne auraient perdu jusqu’à 50 000 $ par an de cette façon. »

Le RICIFQ tiendra d’autres assemblées extraordinaires en cours d’année pour faire connaitre ces enjeux et recruter de nouveaux membres, pour l’organisme qui en compte environ 400. Il a aussi l’intention de solliciter « des mécènes et des ambassadeurs » parmi ses collègues pour soutenir le financement des diverses activités du RICIFQ et la mise à jour de son site.

M. Vani succède à Michael Luciani comme président du RICIFQ, qui occupait cette fonction de façon intérimaire depuis la démission de René Auger, en avril. M. Luciani devient vice-président du RICIFQ. Yves Boucher en demeure le trésorier et Jean Sansoucy, le secrétaire. Martin Drapeau, Francis Gagnon, Daniel Latour, Patrice Lortie et Michel Madore siègent pour leur part en qualité d’administrateurs.

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