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Foresters entend mettre la main sur Unité-Vie

par Vicky Poitras | 03 septembre 2007 14h54

La société canadienne de secours mutuel Foresters entend mettre la main sur la mutuelle d’assurance Unité-Vie au cours de la prochaine année, ont annoncé les deux sociétés en août dernier.Foresters entend aussi procéder à la démutualisation d’Unité-Vie, qui est la propriété de ses membres, pour ensuite acheter 100% des actions ordinaires de la société et en faire sa filiale à part entière.

La société pourrait ensuite s’appeler Unité-Vie membre du groupe d’entreprises de Foresters.

Cette transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, demeure néanmoins assujettie à l’approbation des membres de la mutuelle, ainsi qu’à celle des autorités canadiennes.

Au Canada, Foresters possédait 33 M$ de primes brutes (avant réassurance) au 31 décembre 2006. La société a 5,7 milliards (G$) d’actifs sous gestion et des surplus de 1,2 G$. Unité-Vie détenait pour sa part 105 M$ de primes brutes au 31 décembre 2006. Au moment d’émettre son communiqué le 9 août dernier, elle comptait 175 000 titulaires de police au Canada, et 473 M$ d’actifs sous gestion.

Le courtage demeure

Foresters distribue ses produits par un réseau de quelque 100 agents captifs. Unité-vie traite pour sa part par l’entremise du réseau indépendant. Au terme de la transaction, Unité-Vie conservera son mode de distribution. Elle continuera de fonctionner comme une entité distincte dans le marché canadien, sous la gouverne de son équipe de direction actuelle et à travers son réseau de 5000 conseillers indépendants.

« Notre intention est de garder Unité-Vie telle quelle. Le réseau de distribution ne sera pas affecté par la transaction. Les représentants indépendants continueront à distribuer les produits d’Unité Vie. Nous ne comptons pas en faire des agents captifs, a affirmé George Mohacsi, président et chef de la direction de Foresters. Même que nos agents captifs se verront offrir des contrats de distribution par Unité-Vie. »

Foresters est active en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario. C’est d’ailleurs dans l’intention de renforcer sa pénétration dans le marché canadien que Foresters a décidé de se porter acquéreur d’Unité-Vie, affirme M. Mohacsi. Il affirme que Foresters demeure en mode acquisition, mais n’a pas encore identifié une autre cible potentielle.

L’idée de cette transaction est née d’une discussion entre les deux dirigeants lors d’un événement d’industrie, raconte pour sa part Anthony Poole, président et chef de la direction d’Unité-Vie. M. Poole restera à la barre de la société si la transaction devait se réaliser.

« Nous nous sommes rendu compte que les deux entités avaient des défis complémentaires à relever sur le marché canadien », dit-il.

Ce que confirme George Mohacsi. « Forester est financièrement très forte. Elle possède un bon bilan financier et une excellente capitalisation. Nous avons aussi connu une bonne croissance aux États-Unis et nous nous sommes solidement implantés au Royaume-Uni. Mais franchement, nous avions une très petite présence au Canada, et cherchions une façon d’y croître davantage », explique M. Mohacsi.

Les mutualistes décideront

Les mutualistes d’Unité-Vie seront convoqués au début de l’an prochain à une assemblée spéciale où ils auront à se prononcer sur la démutualisation, affirme de son côté M. Poole.

« La démutualisation n’aura aucun impact sur leur couverture d’assurance, les valeurs, les primes et les dividendes de leur police. »

Un vote négatif pourrait faire avorter la transaction, dit-il. Par contre, si la démutualisation est approuvée, les titulaires de polices d’Unité-Vie admissibles recevront des paiements en espèces à la suite de cette démutualisation.

Ces paiements varieront selon la part que détient dans la mutuelle chaque titulaire de police admissible, explique M. Poole.

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