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iA Groupe financier mise sur son lab pour mousser l’entrepreneuriat à l’interne

par Alain Castonguay | 31 juillet 2017 07h00

France Lessard et Jean-François L'Heureux | Photo : Alain Castonguay

« La connectivité en folie crée un chaos d’opportunités ». C’est ce leitmotiv qui guide les activités de La Zone, le lab d’innovation d’iA Groupe financier.

Ses deux responsables France Lessard et Jean-François L’Heureux en ont présenté un sommaire des premiers travaux de la Zone à l’occasion de la conférence InsurTech Québec, tenue dans la Vieille Capitale en avril.

Un des défis constants des dirigeants du lab, lancé en janvier 2016, est de distinguer les tendances réelles des modes passagères. « Où devons-nous mettre nos efforts avec nos budgets limités ? On a tous des banques de données et des processus d’affaires, des objectifs à atteindre. On n’a pas le choix, il faut échanger si on veut avancer », dit Mme Lessard.

M. L’Heureux ajoute pour sa part qu’il faut profiter de ce chaos, au lieu de le considérer comme une menace. « Il faut à tout prix éviter le syndrome de l’immobilisme », dit-il.

Le laboratoire d’expérimentation qu’est la Zone favorise l’entrepreneuriat à l’interne, soit la capacité de mener à terme un projet innovant. Elle fonctionne comme une startup au sein de l’assureur. « C’est devenu un espace d’expérimentation basé sur l’implication du client », explique Mme Lessard.

Sortir des sentiers déjà tracés

Au sein de l’équipe multidisciplinaire, on favorise l’intelligence collective et la nécessité de sortir des sentiers déjà tracés. Chaque proposition est étudiée au mérite. Les processus sont testés en petit prototypage. Les idées doivent être testées rapidement auprès de la clientèle. Si elles mènent à un échec, l’essai est documenté pour en tirer les leçons appropriées.

Parfois, la solution retenue n’est pas la bonne pour concrétiser une idée. Jean-François L’Heureux cite le cas d’un produit que l’assureur se préparait à lancer, confiant de sa réceptivité dans le marché, soit une assurance contre les imprévus. Il donne l’exemple d’une sortie annulée à la dernière minute et le détenteur des couteux billets achetés des mois auparavant n’a pas le temps de trouver preneur pour les places.

La Zone est allée sonder les clients sur le terrain. « Ils nous ont fait comprendre que cela ne les intéressait pas », dit-il. L’équipe a fait échouer le projet, même si les gens qui avaient eu l’idée étaient certains de son potentiel. Jean-François L’Heureux en a retenu que, peu importe la manière dont l’offre est présentée, le client veut participer. Ce sera encore le cas même si le produit est déjà lancé.

Quelque 130 idées ont été testées depuis son lancement. « L’ingrédient magique de la recette est simple : il faut laisser de la latitude aux équipes », note M. L’Heureux.

Toutes les lignes d’affaires de l’assureur collaborent aux travaux de la Zone. « On les intègre en fonction des produits. On essaie de les contaminer », dit-il, en ajoutant que la meilleure façon de contrer la résistance naturelle au changement est d’obtenir des succès.

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