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ING - Surfer sur la vague du succès

par Vicky Poitras | 13 juin 2006 15h38

Un rendement sur l’avoir des actionnaires (RAA) de 35,2%! Cela n’arrive pas tous les jours dans l’industrie de l’assurance. Les dirigeants d’ING Canada avertissent toutefois que de tels résultats sont insoutenables à long terme.Malgré une superbe performance, le RAA du plus grand assureur de dommages actif au Canada a tout de même fléchi par rapport à 2004, où il s’établissait à 39,6%. De leur côté, les résultats techniques, le ratio combiné, le ratio de sinistres et le volume prime sont restés pratiquement inchangés.

« Notre base de capital est plus élevée en 2005 qu’en 2004, explique Claude Dussault, président et chef de la direction. Notre entrée en bourse a réduit la dette, ce qui a eu un effet positif sur nos réserves de capitaux. Les profits des deux dernières années ont également amélioré ces réserves. En un mot, nos capitaux augmentent plus rapidement que nos profits, ce qui a tendance à diluer quelque peu ces derniers. »

L’assureur prévient que les rendements générés en 2004 et en 2005 sont exceptionnels : « D’habitude, on ne voit pas de tels chiffres dans les services financiers, soutient-il. L’industrie de l’assurance de dommages produit des rendements historiques de 10% en moyenne. Les dernières années furent meilleures, avec [comme moyenne de l’industrie] 19% en 2004 et 17% en 2005. Notre but, chez ING, est de dégager un rendement d’au moins 5 points de pourcentage supérieur à la moyenne de l’industrie. » Au cours de la dernière décennie, M. Dussault rappelle que le RAA d’ING fut 7,5 points de pourcentage supérieur à la moyenne de l’industrie.

Claude Dussault reconnaît que les énormes réserves de capitaux que détient ING Canada constituent un trésor de guerre en vue d’éventuelles acquisitions. Questionné sur l’utilisation qu’il compte en faire, il s’est contenté de dire qu’ING explore constamment « les opportunités à ce chapitre ».

ING affiche également un ratio de sinistre qualifié de faible par la direction. « Notre performance s’explique par une combinaison de revenus de placements élevés et de résultats d’assurance très satisfaisants », dit-il.

Citant une autre excellente performance, M. Dussault affirme que le ratio combiné de 86,00 (identique à celui de 2004) tient son origine d’une expertise reconnue en tarification, d’une sélection méticuleuse des risques et d’une gestion serrée de l’indemnisation.

« Nous investissons massivement dans nos compétences fondamentales propres à ces secteurs névralgiques, a-t-il affirmé. Nous disposons de la banque de données la plus importante de l’industrie ainsi que de l’équipe d’actuaires la plus imposante au pays. À cause de notre taille, notre équipe maison d’experts en sinistres dispose d’ententes avec des entrepreneurs et des réparateurs automobiles qui nous permettent de réaliser des économies d’échelles. Dans notre industrie, la taille et l’expertise dans l’exécution combinée aux économies produit des résultats financiers avantageux. »

M. Dussault estime que de telles économies d’échelle vont inciter les assureurs à soutenir la consolidation en cours dans l’industrie canadienne de l’assurance de dommages.Les résultats de l’assureur pour le premier trimestre de 2006 indiquent un certain ralentissement.L’assureur enregistre une perte de 30,5% dans ses résultats techniques, qui ont totalisé 79,9 M$ au premier trimestre de 2006 (comparativement à 114,9 M$ en 2005 pour le même trimestre). Dans le communiqué de presse, M. Dussault souligne que l’assureur a été affecté par une sinistralité moins favorable que celle de l’année dernière.

À 91,5%, le ratio combiné est également moins flatteur au premier trimestre de 2006 qu’au premier trimestre de 2005 où il s’établissait à 88,1%.

Le bénéfice net de 185,9 M$ au premier trimestre de l’année en cours est tout de même en hausse de 17,3% par rapport au trimestre correspondant de 2005. Le chiffre d’affaires de 1,1 milliard (G)$ est également en hausse de 3%, comparativement à 1,0 G$ au trimestre correspondant de 2005. ING Canada disposait de 3,0 G$ de capitaux propres au 31 mars 2006, en augmentation de 5,3% comparativement au premier trimestre de 2005.

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