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Inondations : le BAC satisfait du caractère exceptionnel de l’assouplissement du décret de Québec

par Andrea Lubeck | 21 juillet 2017 10h45

Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) se dit satisfait du « caractère exceptionnel » des modifications apportées par le gouvernement du Québec à son décret sur la reconstruction en zone inondable 0-20 ans, qui vise à appliquer de façon uniforme la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI).

« Nous comprenons qu’il peut y avoir certaines circonstances où des exceptions peuvent être considérées. On se réjouit que le gouvernement s’en aille dans la bonne direction en limitant la construction en zone inondable », affirme Pierre Babinsky, directeur des communications et des affaires publiques au BAC.

Un décret assoupli

Parmi les modifications apportées au décret, on compte notamment l’utilisation du cout de reconstruction à neuf d’un bâtiment plutôt que sa valeur au rôle foncier pour déterminer la notion de reconstruction, de même que la possibilité pour les municipalités d’obtenir une dérogation collective, sous réserve d’exigences exceptionnelles, pour la reconstruction de plusieurs résidences principales afin de limiter le dépeuplement de certains quartiers résidentiels.

De plus, les couts liés aux travaux d’immunisation d’une résidence sont admissibles à l’indemnisation maximale de 200 000 $, et que la valeur du terrain sur lequel se trouve la résidence d’un sinistré cédé à la municipalité soit incluse dans l’aide octroyée en surplus de la somme de 200 000 $, jusqu’à concurrence de 250 000 $.

Une bonne occasion de discuter

Avant l’entrée en vigueur du décret, le gouvernement a tenu des consultations publiques dans les 15 régions administratives concernées le 10 juillet dernier. Lors de ces évènements, 2 130 personnes se sont présentées et plus de 300 se sont exprimées.

De son côté, M. Babinsky constate que les inondations ont provoqué une discussion globale sur les changements climatiques et leurs effets. « Les évènements malheureux ont tout de même ouvert la porte à des discussions de société qu’on se doit d’avoir depuis longtemps. On ne doit pas laisser passer cette opportunité-là de discuter toutes les dimensions entourant les effets de plus en plus extrêmes des changements climatiques », a-t-il conclu.

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