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La FIRAS développe un relevé d’urgence

par Alain Castonguay | 08 mai 2015 09h00

Lors de la Journée de l’assurance de dommages 2015, Lucie Constantineau, directrice générale de la Fédération de l’industrie de la restauration après sinistre (FIRAS), a fait le point sur les efforts de son organisme pour développer un formulaire unique pour le relevé d’urgence. Les membres de la Fédération en auront l’usage exclusif.« C’est le premier projet pour lequel nous approchons les assureurs, et sur lequel nous demandons leur avis et leur collaboration. Cette approche est bien perçue par les assureurs », dit-elle.

Le formulaire unique vise plusieurs objectifs, dit Mme Constantineau. « L’utilisation d’un seul formulaire par le technicien améliorera la qualité de l’information inscrite dans le document. Les techniciens auront toujours la même information à recueillir, et le tout sera plus rapide et efficace. En plus, les assureurs pourront facilement comparer la qualité du travail effectué par les différents techniciens chez les restaurateurs. »

La FIRAS a d’abord combiné dans un même document tous les renseignements demandés par les différents formulaires requis par les assureurs. On en a fait la synthèse pour arriver à produire un formulaire unique et simplifié. La version préliminaire du formulaire a été soumise aux membres en juin 2014. Certains membres ont pu la mettre en pratique, et les assureurs ont aussi été consultés. La version définitive sera soumise aux membres de la FIRAS lors de leur congrès annuel, les 29 et 30 avril.

Parallèlement, la FIRAS a aussi approché le Bureau d’assurance du Canada (BAC) afin qu’il puisse lui fournir les plaintes des assurés portés à l’endroit des restaurateurs après sinistre. Les constatations qui s’en dégagent ressemblent à celles évoquées par la Chambre de l’assurance de dommages. On rapporte aussi le problème du chevauchement des rôles de l’expert et du restaurateur après sinistre.

Des assurés ont parfois de la difficulté à récupérer leurs biens qui ont été nettoyés, si le sinistre n’a pas été entièrement réglé. Les biens reviennent parfois endommagés et les assurés ont de la difficulté à faire la preuve que le bris a été fait chez le fournisseur. Les assurés déplorent aussi que le cout du travail de restauration gruge les limites de leur couverture sans qu’ils puissent intervenir. Le restaurateur ne connait pas les limites de la police, ce qui réduit la variété des options offertes au sinistré. « S’il avait su que sa réclamation n’allait pas être acceptée par l’assureur, le sinistré aurait discuté et négocié les travaux à exécuter », a relaté Mme Constantineau.

Par ailleurs, la FIRAS projette d’établir une convention qui servira à établir le minimum et le maximum à faire lors de la première intervention. « On a déjà des assureurs qui sont volontaires pour travailler avec nous là-dessus », dit-elle.

Avec la collaboration du comité sectoriel Enviro-Compétences, la FIRAS a aussi monté un programme de formation. La plus récente session offerte touche la gestion de projets simplifiée, qui vise les projets inférieurs à un million de dollars. Le programme de formation comprend aussi un volet axé sur le compagnonnage, dans le cadre du Programme d’apprentissage en milieu de travail.

La FIRAS souhaite la création d’un comité consultatif permanent, réunissant les assureurs, les experts en sinistre et les restaurateurs après sinistre. Cette communication constante entre les intervenants de l’industrie permettrait « de travailler sur les enjeux communs et de se mettre en meilleure position pour relever les défis qui nous attendent », a conclu Mme Constantineau.

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