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La progression des volumes de primes a ralenti en 2005

par Vicky Poitras | 16 mars 2006 20h09

Après avoir enregistré une progression constante au cours des cinq dernières années, la croissance du volume de primes a fortement ralenti en 2005 chez la moitié des bannières et des regroupements.La maturité qu’a atteint le marché des bannières et des regroupements les a incité à mettre la pédale douce sur le recrutement de nouveaux cabinets membres, au cours des deux dernières années. Cela a eu pour effet de ralentir considérablement la progression de leurs volumes de primes entre 2004 et 2005.

C’est ce que révèle une compilation exclusive du Journal de l’assurance. Les primes de deux des six joueurs de ce marché, Invessa Assurances et Services financiers ainsi que le Groupe Jetté, ont stagné entre 2004 et 2005.

Le volume de primes d’Invessa est en effet demeuré stable à 61 millions (M$) durant la période de 12 mois terminée au 31 décembre 2005. Le volume du Groupe Jetté a fait de même à 45 M$, indiquent les données de notre compilation.

Deux autres bannières ont connu des hausses de 2 % et 4 %. AssurExperts, qui affichait un volume de primes de 164 M$ au 31 décembre 2004, a vu son volume augmenter de 2 %, pour atteindre 167 M$ en 2005. Le Groupe Ultima a vu son volume augmenter de 4 % passant de 414 M$ à 431 M$ entre 2004 et 2005. Cette hausse s’est toutefois produite dans un contexte de baisse de points de vente, leur nombre passant de 106 à 104 durant la période observée.

Au Groupe Ultima, on n’a pas voulu commenter l’évolution des ventes tant que ne sera pas nommé le nouveau président et directeur général du Groupe, en remplacement de Bernard Deschamps, qui a quitté en février dernier. M. Deschamps est désormais vice-président et directeur général au Québec de Willis Canada.

Les deux autres bannières répertoriées dans notre compilation ont connu des hausses de volumes notables de 2004 à 2005. Il s’agit de Inter Groupe Assurances, avec 8 %, et de Courtiers Unis, avec 25 %. Dans les deux cas, les dirigeants expliquent ces hausses par l’ajout de points de vente plutôt que par une croissance interne.

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