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L’assurance collective est l’un des produits les plus transparents, dit l’étude du CIRANO

par Andrea Lubeck | 08 septembre 2017 07h00

Photo : Freepik

L’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) s’est servie de l’étude qu’elle a payée au CIRANO pour soulever le manque de transparence des assureurs.

Les résultats d’une enquête Léger Marketing, menée dans le cadre de l’étude, peinent à démontrer que les clients des assureurs privés croient en ce manque de transparence.

Le CIRANO mentionne l’obligation de transparence entre les assureurs, les courtiers et les clients. Les résultats de l’enquête dévoilent que « plus de 80 % des assureurs ont l’obligation de divulguer le montant des prestations par type de protection offerte [… et] à fournir des explications lorsque le montant des primes change ». Aussi, 60 % des répondants ont dit que leur contrat prévoit la divulgation du pourcentage des primes destiné aux frais administratifs. En ce qui a trait à la rémunération des courtiers, 53 % d’entre eux dévoilent le pourcentage de commission sur les primes totales qui leur est offert à titre de rémunération. Près de 40 % des répondants ignorent le mode de rémunération de leur courtier.

D’autre part, les sondeurs ont questionné les répondants sur les informations précises contenues dans leur contrat. Lorsqu’on leur demandait s’ils savaient le montant total des primes versées pour l’assurance collective, 33 % des répondants l’ignoraient, et ce taux monte à 76 % lorsqu’il s’agit des prestations totales.

« Malgré cette lacune, la plupart des répondants considèrent avoir suffisamment d’information pour bien comprendre les contrats d’assurance collective », ont conclu les auteurs du rapport concernant les données. Ceux-ci s’étonnent aussi que plus de 50 % des employeurs considèrent détenir assez d’informations concernant leur assurance collective.

« Le sondage Léger Marketing mené dans le cadre de l’étude révèle que les clients, les employeurs, disent qu’ils ont assez d’informations, et qu’ils n’avaient pas la réponse à une question précise concernant des chiffres. Leur analyse est que les sondés comprennent mal le régime, c’est une chose distincte [que le fait de ne pas révéler les chiffres du régime]. Ce n’est pas parce qu’un représentant des ressources humaines ou le président d’une compagnie ne sait pas c’est quoi sa coassurance que ça ne veut pas dire qu’on ne lui a pas dit ou que l’information ne leur est pas accessible », soutient Lyne Duhaime, présidente d’ACCAP-Québec.

Elle ajoute que les assureurs sont tenus de produire des documents démontant l’expérience du régime. Ils font état, entre autres, d’une augmentation ou non des primes.   

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