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Le BAC plaide pour une meilleure prévention chez les syndicats de copropriétés

par Hubert Roy | 02 décembre 2014 12h00

Pour le Bureau d’assurance du Canada (BAC), la problématique de l’assurance des condominiums ne réside pas dans l’offre faite au marché, mais plutôt dans l’éducation des gestionnaires de syndicats d’immeubles en copropriété.« On ne voit pas un retrait massif des assureurs en assurance des syndicats des copropriétés, mais plutôt un resserrement des conditions et des garanties, dit Pierre Babinsky, directeur des communications et des affaires publiques au BAC. Il y a un nombre assez important de sinistres qui sont survenus dans des immeubles à condominiums, sinistres souvent liés à un manque d’entretien et à un immobilier vieillissant. Ce laisser-aller explique qu’il y ait des sinistres à répétition ».

M. Babinsky dit aussi ne pas avoir d’indicateurs montrant que des syndicats peineraient à se trouver un assureur. « Il est possible que ça leur prenne quelques appels. Mais c’est plutôt parce qu’ils ne trouvent pas le prix qu’ils recherchent. L’assureur tarife en fonction de l’historique de sinistres survenus dans l’immeuble, sinistres qui sont parfois le résultat du laxisme d’entretien d’un immeuble », dit-il.

La consolidation peut-elle avoir eu un effet sur l’offre d’assurance dans le marché des condominiums? M. Babinsky dit ne pas avoir en main de données qui permettraient de mesurer l’impact des acquisitions survenues dans le marché au cours des dernières années.

« Le resserrement est là, surtout concernant les garanties pour les dégâts d’eau. C’est à chaque assureur de prendre ses décisions d’affaires. De ce qu’on peut voir, c’est un segment de marché qui semble moins rentable pour plusieurs de nos membres », dit M. Babinsky.

Le BAC ajoute ne pas partager les vues du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec selon lequel l’apocalypse est aux portes du marché de l’assurance condo. L’organisme se dit toutefois en accord avec le Regroupement quant à sensibiliser davantage les administrateurs de syndicats de copropriété en matière de prévention.

M. Babinsky affirme aussi qu’une intervention des gouvernements ne serait pas souhaitable dans ce segment. « Le problème n’est pas dans l’offre d’assurance, mais bien plutôt en ce qui touche à la conscientisation des gens. Imposer une obligation d’assurer les syndicats n’aurait aucune influence sur le prix de l’assurance des condominiums. On croit même que ça aurait l’effet pervers de d’encourager les propriétaires de condominiums à ne pas se pencher sur l’aspect préventif. Pourquoi y investiraient-ils si les assureurs étaient obligés de les assurer de toute façon? » questionne M. Babinsky.

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