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Le CDPSF ne dépendra plus de la Chambre

par Serge Therrien Alain Thériault | 20 décembre 2016 09h22

Marie Elaine Farley, Mario Grégoire

Le Conseil des professionnels en services financiers (CDPSF) volera dorénavant de ses propres ailes, sans devoir rendre des comptes à la Chambre de la sécurité financière. Une entente survenue met fin au protocole qui assurait au CDPSF un financement jusqu’en 2017.

L’entente, dont les modalités sont demeurées confidentielles, met fin au protocole qui prévoyait un apport financier de la Chambre aux activités du CDPSF jusqu’à 36 mois après sa mise en œuvre. L’Autorité des marchés financiers avait approuvé le projet en octobre 2014.

Selon les informations obtenues par le Journal de l’assurance de diverses sources, le volet financement du protocole était devenu objet de litige entre les deux parties. Le fonctionnement du CDPSF était bloqué parce que certaines actions ne pouvaient se réaliser faute de les voir financer par la Chambre.

« Le temps était venu pour le CDPSF de voir à son propre avenir », a commenté en entrevue au Journal de l’assurance Marie Elaine Farley, PDG de la Chambre. « Une entente a été conclue à la satisfaction des deux parties, laquelle permet au CDPSF d’assumer sa pleine autonomie », a-t-elle ajouté.

Mme Farley n’a pas voulu dévoiler les montants en cause. Elle se dit satisfaite des termes de cette entente. « Il y avait un différend, maintenant il n’y en a plus. Nos deux organisations pourront chacune poursuivre leur mission indépendamment l’une de l’autre. »

Appelé par le Journal de l’assurance à commenter l’entente, le président du conseil et directeur général du CDPSF, Mario Grégoire, s'est dit heureux de cette entente à la satisfaction des deux parties. « Il s'agit d'un règlement qui assure la pérennité du CDPSF. Nous pourrons poursuivre nos activités en toute autonomie », a-t-il ajouté. Il n’a pas non plus voulu en dévoiler les modalités, ni les montants en cause.

La fin prématurée du protocole ne le dérange pas. C'est une bonne chose de voler de nos propres ailes, dans la foulée de la révision de la loi 188 et de la consultation sur l'opportunité d'abolir les commissions. Nous mènerons plusieurs activités de front dans le cadre de ces consultations, et de notre propre chef. 

M. Grégoire a ajouté que 1250 conseillers avaient déjà répondu au sondage du CDPSF sur l'abolition des commissions, qu'il a lancé au début du mois de décembre. 

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