MENU

Le propriétaire de Jevco à l’affut d’acquisitions

par Hubert Roy | 26 octobre 2011 16h28

(HR) Westaim Corporation, la société de portefeuilles possédant 100 % des actions de Jevco, compte être un joueur actif dans la consolidation de l’industrie. Cameron MacDonald, PDG de Westaim, a affirmé avoir accès à un milliard de dollars (G$) pour réaliser une acquisition lors du Sommet des institutions financières de Scotia Capital le 8 septembre dernier.

M. MacDonald dit aussi vouloir une croissance organique et maintenir une souscription rentable. La société de portefeuilles mise aussi sur une gestion de placements conservatrice. « Nous croyons que nous pouvons être un joueur opportuniste pour acheter un volume d’affaires complémentaire à Jevco. Nous sommes aussi intéressés à réaliser une plus grande acquisition sur une base autonome », a-t-il dit.

Au cours des derniers 18 mois, M. Macdonald dit avoir regardé des acquisitions de portefeuilles allant de 50 millions de dollars (M$) à 1 G$. L’une d’entre elles était GCAN, mais RSA a finalement raflé la mise.
« On ne peut forcer une acquisition à se concrétiser. Nous pouvons aussi aider une compagnie à réaliser son plan d’affaires, tant que ça a du sens pour nos actionnaires. Nous pourrions aussi acheter une compagnie qui joue dans les platebandes de Jevco, mais qui est très rentable. Elle pourrait ensuite être intégrée sous la marque de Jevco », a-t-il dit.

Quant à Jevco, M. MacDonald affirme qu’elle a performé selon les attentes de Westaim. « La compagnie a de bons résultats avec un surplus de capital. On y retrouve aussi des partenaires qui s’en tiennent à leur plan d’affaires, contrairement à certaines firmes privées de capitaux qui visent plus des objectifs à court terme. Nous sommes dans une situation unique. Nous pouvons avoir des discussions que les autres ne peuvent avoir », a-t-il dit.

Jevco est aussi présent dans le difficile marché de l’assurance auto en Ontario. L’assureur a pris des mesures pour y être plus rentable, mesures qui ont contribué à améliorer son ratio combiné de 10 %.
« À deux reprises, nous y avons augmenté notre tarification. Nous avons aussi revu de fond en comble notre programme de souscription. Par ailleurs, nous avons réduit notre taux de commissionnement dans certains marchés défavorables, comme dans la grande région de Toronto. Nous avons aussi mis à certains partenariats avec des courtiers présentant un ratio de réclamations fort élevé », a-t-il relaté.

Publicité
Sur le même sujet …