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Le recours à l’assurance des risques transactionnels en croissance chez Aon

par Hubert Roy | 04 décembre 2018 11h30

Photo : Freepik

Aon a enregistré une croissance de 96 % de l’usage de sa police d’assurance des risques transactionnels à travers le monde de 2014 à 2017.

Cette augmentation a été de 34 % de 2016 à 2017. D’ici la fin de 2018, Aon s’attend à ce que cette croissance soit de l’ordre de 40 % à 50 %.

Qu’est-ce que l’assurance des risques transactionnels ?

Cette protection est destinée à transférer un risque transactionnel à un assureur. Elle vise ainsi à protéger l’acheteur ou le vendeur d’une entreprise contre les pertes financières découlant de l’inexactitude d’une déclaration ou d’une garantie énoncée dans une convention d’achat lors d’une fusion ou d’une acquisition d’entreprise.

Le produit est aussi connu sous le nom d’assurance fusions et acquisitions ou encore assurance des déclarations et garanties. Des dénominations anglaises sont aussi utilisées dans le marché québécois, que ce soit representation & warranty insurance (rep & warranty), merger & acquisition insurance (M&A insurance) ou encore transactionnal insurance.

Évolution rapide

Brian Cochrane, PDG mondial du segment fusions & acquisitions, solutions de transactions, chez Aon, va même jusqu’à dire que cette couverture a changé la façon dont les courtiers en assurance traitent les fusions et acquisitions, mais aussi de la façon dont les assureurs voient ce type de risques. Il rapporte qu’en 2014, il n’y avait que 6 assureurs dans ce marché. Il y en a maintenant plus d’une vingtaine, affirme-t-il.

« Les assureurs ont étendu la portée de la couverture, tant pour les industries qu’ils acceptent d’assurer, mais aussi leur positionnement géographique. Cela en fait en sorte de réduire la tarification des primes, mais d’augmenter la capacité disponible pour la prise de risques », dit M. Cochrane.

Une croissance qui se poursuivra

En 207, Aon rapporte avoir couvert des transactions qui avaient des limites de couverture totalisant 27,2 milliards de dollars (G$). « Il y a encore peu de temps, il était impossible de couvrir une acquisition en soins de santé, en propriété intellectuelle ou en technologie. Maintenant, on peut aisément trouver des facilités pour couvrir une transaction d’une valeur allant jusqu’à 15 G$. Cette croissance se poursuivra en 2019, alors que nous pourrons couvrir des risques de transaction plus complexes », dit M. Cochrane.

C’est en Amérique du Nord qu’Aon a souscrit le plus de protection d’assurance des risques transactionnels, comme le montre le tableau suivant :



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