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Le RICIFQ veut doubler le nombre de ses membres d’ici la fin de l’année

par Alain Thériault | 22 août 2011 20h11

Le président du Regroupement indépendant des conseillers de l’industrie financière du Québec (RICIFQ) veut 1 000 membres au terme de 2011. D’ici cinq ans, il en veut 5 000. Actuellement, il en a 500. Élu à la dernière assemblée annuelle du RICIFQ pour le mandat 2011-2012, René Auger entend récompenser les nouvelles adhésions en réduisant les cotisations à mesure qu’il atteindra ses objectifs.
Le président du RICIFQ souhaiterait ultimement ramener la cotisation annuelle à 100 $. Elle se situe actuellement à 180 $. « Les membres verront que nous les écoutons, eux qui ont demandé une cotisation plus basse », dit M. Auger. Cette initiative s’inscrit dans le plan quinquennal dévoilé par le RICIFQ lors de son assemblée annuelle tenue le 5 mai.

La baisse de cotisation ne devrait pas affecter le fonctionnement du Regroupement, croit M. Auger. « Le conseil ne se paie ni jetons de présence ni soupers. Les dépenses se limitent à maintenir une permanence, soit une secrétaire et un directeur général », dit-il.

Le RICIFQ préconise d’autres moyens d’accroitre sa base de membres. Priorités de René Auger pour 2011 : accroitre la fréquence des communications aux membres et mieux définir la mission de l’organisme. Pour coordonner ces activités, le Regroupement a créé un comité de recrutement composé de six personnes. Ce comité aura aussi pour mandat d’explorer de nouvelles formes de financement.

Mieux communiquer

En conséquence, le RICIFQ a créé un comité des communications. À court terme, ce comité produira un programme de bienvenue où les nouveaux membres seront accueillis par une lettre personnalisée, et se verront offrir des services par l’entremise du Web. Le conseiller Fabien Major est membre de ce comité qui comprend d’ailleurs un sous-comité « blogue ». « Nous voulons créer une plateforme pour dire qui nous sommes », explique le président du RICIFQ.

Pour mousser l’adhésion, le RICIFQ devra aussi communiquer avec ses membres « dans les deux sens », affirme M. Auger. « Je ne vois pas les membres comme des bibelots sur une tablette. Je veux qu’ils puissent s’exprimer sans censure. Cette attitude crée déjà de l’engouement. Les membres m’ont dit qu’ils avaient connu leur meilleure assemblée annuelle en mai dernier. Ils se bousculent aux portes pour faire du bénévolat. Il y a une liste d’attente », ajoute M. Auger.

Le plan quinquennal proposé par René Auger a aussi donné naissance à un comité sur la relève. Il tentera d’aider conseillers plus âgés et acheteurs de clientèle potentiels à faire le pont. Le moins avancé des comités demeure celui du Fonds d’indemnisation des services financiers. « Son mandat reste à définir », reconnait M. Auger. Le comité maintient toutefois l’idée de mettre les manufacturiers de fonds à contribution.

Dans son approche de communications renouvelée, le Regroupement entend aussi communiquer avec les autres partenaires de l’industrie, tant les distributeurs que les manufacturiers. Le RICIFQ a d’ailleurs entamé une tournée des agents généraux en juillet.

Parler aux agents généraux

« Nous voulons les rencontrer un à un et leur demander que le président de l’organisation devienne lui-même membre du RICIFQ. Nous voulons aussi conclure avec eux des ententes individuelles qui nous permettraient de contacter leurs conseillers. Je n’ai pas la liste des 31 000 conseillers autorisés à exercer au Québec, mais si un agent général me donne l’autorisation de contacter ses conseillers, je leur enverrai un courriel. » M. Auger dit vouloir inonder d’information le milieu des conseillers indépendants et ne plus entendre des commentaires de leur part comme : « Le RICIFQ, c’est quoi ça? »

S’il a pris le bâton de pèlerin pour rencontrer les agents généraux, c’est aussi pour leur dire que le RICIFQ n’est pas un syndicat et ne le sera jamais. À l’issue d’une rencontre de cinq heures avec l’association des agents généraux du Québec un peu plus tôt cette année, M. Auger a aussi constaté les intérêts que ces deux membres de la chaine de distribution ont en commun.

Faciliter la relève en fait partie et peut permettre au réseau de conserver sa clientèle face aux banques. Incontournable, la consolidation est aussi un défi qui devrait rapprocher RICIFQ et agents généraux, pense M. Auger. « Nous faisons tous partie d’une chaine et nous devons voir ce que nous pouvons changer dans cette industrie plutôt que de dire que nous ne sommes pas d’accord avec ceci ou cela », dit-il.

Il estime aussi que le RICIFQ devrait adresser ses revendications à l’Autorité des marchés financiers plutôt qu’à la Chambre de la sécurité financière (CSF). « Je vois plutôt la Chambre comme un allié », précise-t-il.

Le RICIFQ en mode adulte

M. Auger s’est joint au conseil d’administration du RICIFQ l’an passé. Le conseil l’a alors chargé d’observer et de diagnostiquer les problèmes de croissance du RICIFQ. « Les membres du conseil m’ont demandé de regarder les points forts et les points faibles du Regroupement, avec comme objectif d’établir une stratégie pour entrer dans le monde des grands », a-t-il ajouté. Président par intérim jusqu’à la dernière assemblée, Gaston Boily a ensuite remis les commandes à René Auger.

Pendant sa période d’observation, M. Auger a constaté que le RICIFQ ne disposait pas d’un plan de communication. « Nous n’avions pas de programme qui permettait de récupérer les membres démissionnaires ou de vérifier au moins pourquoi ils quittaient, a analysé le nouveau président. Dix nouveaux membres adhéraient et dix en sortaient, ce qui donnait l’impression que le Regroupement stagnait. »

René Auger souhaite maintenant appliquer un plan qui maintienne le membre en feu, selon ses propres mots. « Le RICIFQ est passé au mode adulte. Il faut se montrer sur la place publique de façon intelligente. Revendiquer, ce n’est pas juste chialer. Nous devons favoriser un dialogue franc avec les membres mais aussi être pris au sérieux par nos autres partenaires », lance M. Auger.

Cinq ans à la Chambre comme directeur de section l’ont convaincu des vertus de la communication. C’est en communiquant davantage avec les membres qu’il a ravivé la section Montréal, alors moribonde. Il a passé une de ces cinq années à titre de directeur des directeurs de section. Il a aussi gagné une perspective large de l’industrie en travaillant de l’autre côté de la clôture, notamment pour Empire Vie.

René Auger succède à Jean-Paul Jalbert qui s’est retiré du RICIFQ. M. Jalbert assumait cette charge en plus de celle de directeur général. En prenant la présidence, M. Auger en a profité pour scinder ces deux charges et Gilles Thouin a hérité de celle de directeur général.

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