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Le risque d’un séisme urbain majeur demeure largement sous-estimé

par Mathieu Carbasse | 20 août 2015 10h32

Selon le dernier rapport annuel sur les institutions financières émis par l’Autorité des marchés financiers, la probabilité d’un important tremblement de terre en zone urbaine au cours des 50 prochaines années est de 5 % à 15 % dans le corridor Québec-Ontario, ce qui constitue une menace importante pour les assureurs qui couvrent ce risque.

L’exposition à ce risque est considérée depuis longtemps par l’Autorité. Dès 1998, une ligne directrice avait déjà été publiée afin d’établir un niveau du capital minimal à maintenir par les assureurs pour couvrir ce risque.

Compte tenu des avancées en termes de modélisation et des connaissances plus précises du risque de tremblement de terre, l’Autorité a publié une nouvelle ligne directrice en 2013, précisant ses attentes à l’égard de la gestion de ce risque. Cet encadrement prudentiel a subséquemment mené à la modernisation de la formule de calcul, laquelle s’appuie dorénavant uniquement sur les modèles pour l’établissement du sinistre maximum probable devant servir au calcul du capital minimal requis. Cette mise à jour de la formule de capital a été publiée en cours d’année et est en vigueur depuis le 1er janvier 2015.

Les règles sont donc bien établies et les assureurs devraient être en mesure de mieux supporter ce risque. Malgré cela, selon un récent sondage, à peine 4 % des particuliers résidant au Québec souscrivent effectivement cette garantie facultative, alors que 22  % croient qu’ils sont assurés.

Pour l’Autorité, cet écart de perception avec la réalité montre clairement que des efforts de sensibilisation quant à l’importance de se prémunir contre ce risque devraient être mis de l’avant, en plus de sensibiliser les consommateurs au fait que les contrats d’assurance ne couvrent pas automatiquement ce risque.

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