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Le secteur financier québécois a enregistré une croissance de près de 4% en 2016

par La rédaction | 20 juin 2017 13h30

Photo : Freepik

L’Autorité des marchés financiers a rendu public dernièrement le Rapport annuel sur les institutions financières 2016 dans lequel le régulateur présente une vue d’ensemble de l’industrie et des divers enjeux qui se posent aux acteurs du marché. Il met en avant également les actions entreprises par l’Autorité pour y répondre de manière efficace et en collaboration avec les parties prenantes.

« Ce rapport dresse le portrait financier global de chacun des secteurs et fournit les données permettant d’apprécier la situation financière et l’envergure des opérations des institutions qui y sont associées, excluant les banques. À ce sujet, l’Autorité rehausse d’un cran le niveau de transparence en publiant pour la première fois le ratio de solvabilité des compagnies d’assurance sur une base individuelle », a indiqué Louis Morisset, PDG de l’Autorité.

Un poids économique majeur

Le premier enseignement de ce rapport concerne la bonne santé du secteur financier québécois. En 2016 en effet, l’industrie regroupant finance-banques-assurances a représenté 6,5 % du produit intérieur brut (PIB), soit une contribution de 20,7 milliards de dollars à l’économie de la province.

Pour l’année financière 2016, la croissance du secteur a été de 3,9 %. Signe de sa vitalité, ce dernier a connu une croissance annuelle moyenne de 3,5 % au cours des cinq dernières années, alors que l’économie québécoise progressait en moyenne de 1,4 % pour la même période.

À eux seuls, les secteurs des institutions de dépôt et des assurances comptent pour 80 % de cette contribution. Le Québec constitue plus de 17,3 % de l’industrie canadienne « Finance et assurances ».

Près de 150 000 emplois

En légère baisse depuis 2011, près de 147 000 personnes travaillent dans le secteur « Finance et assurances », ce qui représente 4,1 % de tous les emplois du Québec en 2016. Cette baisse peut s’expliquer en partie par une certaine consolidation du secteur résultant par exemple de réorganisations corporatives, de fusions et acquisitions ainsi que d’ententes de partenariat.

Avec plus de 47 600 employés, le Mouvement Desjardins est le plus important employeur du secteur financier au Québec.

Des défis technologiques grandissants

Les enjeux technologiques posent des défis de taille à tous les acteurs du marché, contribuant notamment à l’émergence de nouveaux risques. Face à l’essor des Fintech, mais aussi de l’économie collaborative, l’Autorité souhaite donc travailler conjointement avec les intervenants du marché et les autorités gouvernementales afin que l’encadrement demeure optimal tout en continuant de protéger adéquatement les consommateurs.

Sur ce point, l’Autorité a mis sur pied un Groupe de travail sur les Fintech, dont le comité directeur coordonne les travaux du Comité consultatif sur l’innovation technologique, du Laboratoire Fintech et de divers chantiers spécialisés. De plus, l’Autorité préside et contribue au bac à sable réglementaire mis sur pied par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

Le climat : un enjeu clé

Les enjeux environnementaux liés notamment aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques ont accaparé l’attention de l’industrie de l’assurance de dommages en 2016. Compte tenu de l’ampleur grandissante de ces phénomènes, l’Autorité en a fait un enjeu clé de son Plan stratégique 2017-2020.

Enfin, l’Autorité a continué de travailler de concert avec des organisations et régulateurs nationaux et internationaux afin de maintenir un dialogue collaboratif avec toutes les parties concernées. Sur ce point, l’Autorité joue un rôle actif au sein du Conseil canadien des responsables de la réglementation en assurance, de l’Association internationale des contrôleurs en assurance et de l’International Association of Deposit Insurers.

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