MENU

Le traitement des réclamations subira aussi des changements

par Alain Castonguay | 25 avril 2017 07h00

Photo : Annie Spratt | Unsplash

L’intelligence artificielle transformera aussi le traitement des réclamations, et ce, pas uniquement en assurance de dommages. L’assurance vie est aussi appelée à s’adapter.

Charles Dugas, vice-président adjoint, analytique d’affaires chez Aviva Canada, cite l’exemple de la firme américaine Hancock Claim Consultants, spécialiste en inspection des toits abrupts ou en hauteur. Les tempêtes de grêle peuvent causer des dégâts importants dans un secteur donné. Au lieu d’envoyer un inspecteur sur la toiture, avec les contraintes de sécurité que cela comporte, Hancock a collaboré avec la firme Kespry pour utiliser des drones.

Le technicien a besoin de cinq minutes pour planifier le vol. Les caméras installées sur le drone prennent des images couvrant de 2 000 à 3 000 pieds carrés en sept minutes. Les images sont transmises dans le nuage. En moins de deux heures, le système peut fournir une description détaillée de l’état de la toiture et estimer les dommages. Le degré de précision de l’estimation atteint déjà 85 % pour une toiture en bardeaux d’asphalte.

Dans un secteur résidentiel frappé par la grêle où l’assureur occupe 20 % du marché, l’expert en sinistre peut donc marcher avec le drone et couvrir le quartier plus rapidement.

Autre exemple dans le traitement des réclamations, mais en assurance vie : l’assureur nippon Fukoku a conclu une entente avec IBM Watson Explorer. Le système d’intelligence artificielle est utilisé pour lire les documents, l’agent conversationnel peut analyser la voix, valider la couverture et effectuer les remboursements. En 2015, quelque 132 000 réclamations ont ainsi été traitées, et l’assureur n’a pas renouvelé le contrat de 34 employés affectés au traitement des réclamations.

En janvier dernier, la société de veille Venture Scanner a répertorié 1 050 sociétés en démarrage dans les nouvelles technologies en assurance. Aviva a suivi le mouvement et a créé le fonds Aviva Ventures, doté de 100 millions de livres sterling, qui sont investies dans quatre secteurs : l’Internet des objets, les données et analytique, les nouveaux produits et le réseau de distribution. Aviva Canada collabore dans un incubateur d’innovations technologiques en assurance nommé DMZ, établi à l’Université Ryerson.

Publicité
Sur le même sujet …