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Les Canadiens puisent dans leur épargne-retraite pour combler leurs besoins à court terme

par La rédaction | 08 février 2017 11h30

Photo : Freepik

Selon le sondage annuel sur le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) de BMO Groupe financier, les Canadiens continuent de puiser dans leur REER pour régler leurs dépenses courantes (21 %) et rembourser leurs dettes (18 %). L’achat d’une maison demeure le principal motif de retrait de leur épargne-retraite (30 % des cas).

Selon l’étude, les Canadiens ont retiré en moyenne 17 213 $ de leur REER cette année, soit 1 305 $ de plus que l’an dernier (15 908 $) et 38 % des répondants ont retiré des fonds de leur régime enregistré d’épargne-retraite (REER) avant l’âge de 71 ans, une augmentation de 4 % par rapport à l’an dernier (34 %).

« Un dernier recours »

« Il est préoccupant de constater que tant de Canadiens puisent dans leur REER pour combler leurs besoins à court terme, ce qui ne devrait être envisagé qu’en dernier recours, a déclaré Jean Richard, vice-président et expert-conseil principal, BMO Gestion de patrimoine. Selon M. Richard, il est impératif de prendre connaissance de toutes les répercussions fiscales d’un retrait hâtif et de se renseigner sur les autres options qui pourraient se présenter.

« Investir dans un CELI »

Bien que les trois quarts (75 %) des répondants soient très préoccupés par les conséquences d’un retrait d’argent de leur REER et que 73 % d’entre eux disent connaître les pénalités fiscales ou les règles de remboursement (en cas de retrait pour l’achat d’une maison) s’ils retirent des fonds de leur REER avant l’âge de 71 ans, un répondant sur cinq s’attend à ne jamais les rembourser (19 %).

« Investir dans un CELI ou verser des fonds dans un compte d’épargne à intérêt élevé pour s’assurer de disposer de liquidités est une bonne façon d’éviter de puiser dans votre REER prématurément pour des dépenses autres que la retraite. Ces épargnes à court terme peuvent être vues comme un fonds d’urgence vous permettant de retirer de l’argent pour vos besoins imprévus sans devoir encourir des impôts superflues ou compromettre votre épargne-retraite », conclut M. Richard.

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