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Les grands assureurs réagissent bien face aux nouvelles exigences de capital

par Matt Bell | 11 novembre 2016 07h00

Yvon Charest

Les grands assureurs de personnes du Canada ont bien réagi face aux nouvelles exigences de solvabilité du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), qui entreront en vigueur le 1er janvier 2018.

Les analystes de la Banque CIBC ont sondé des assureurs sur ce sujet lors de la Conférence annuelle de l’Est à l’intention des investisseurs institutionnels, tenue en septembre dernier.

Garry MacNicholas, vice-président exécutif et chef des services financiers de Great-West Lifeco, a mentionné que, lorsque le BSIF effectuera un essai, la société de portefeuille l’utilisera pour établir de nouveaux périmètres de capitalisation.

« Nous disposons maintenant d’une ligne directrice qui nous permet de commencer notre analyse de sensibilité. Elle constitue notre nouvelle fourchette. Nous élaborerons cette nouvelle fourchette en fonction de la sensibilité de cette nouvelle mesure du risque de capital », a-t-il mentionné.

Yvon Charest, président et chef de la direction d’iA Groupe financier, se dit heureux de constater que la formule retenue par le BSIF est presque identique à la structure mise en place par l’Autorité des marchés financiers, l’organisme de réglementation du Québec.

« Je suis heureux que les deux autorités réglementaires se soient entendues sur des formules similaires. Le BSIF s’est dit satisfait de la capitalisation globale de l’industrie procurée par le régime actuel », a dit M. Charest.

Il signale que le BSIF souhaite aborder la réforme du marché des capitaux en toute neutralité et que les essais qui se feront d’ici son instauration en 2018 permettront d’assurer la neutralité de la directive.

Tout comme iA Groupe financier et Great-West, Manuvie est satisfaite des recommandations du BSIF après avoir commencé à prendre connaissance du document pour s’assurer de bien en comprendre toutes les implications, a indiqué Marianne Harrison, présidente de Manuvie Canada.

« Selon ce que nous avons pu constater, ce ne sera pas nécessairement tout à fait la même chose qu’actuellement, mais il ne semble pas y avoir beaucoup d’impact. Il y a certes beaucoup de travail à faire, mais nous en saurons plus d’ici la fin de l’année », ajoute-t-elle.

La nouvelle ligne directrice intitulée Test de suffisance du capital des sociétés d’assurance vie (TSAV) ne devrait pas modifier outre mesure la quantité de capital exigée en vertu du Montant minimal permanent requis pour le capital et l’excédent (MMPRCE).

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