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Les Québécois surestiment leurs connaissances financières

par Mathieu Carbasse | 03 novembre 2016 08h45

Selon un sondage de l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec (CPA), il existe un écart significatif entre les connaissances perçues et les connaissances réelles des Québécois sur des concepts financiers de base.

En effet, les Québécois croient dans une grande proportion être en mesure d'expliquer la différence entre une carte de crédit et de débit, le revenu net et le revenu brut, une dépense et un investissement, un prêt personnel et une marge de crédit, ainsi qu'entre un actif et un passif. Et si la différence entre un crédit et une déduction d'impôt est plus difficile à définir, 71 % des Québécois estiment qu'ils pourraient le faire.

2 concepts sur 6 sont maîtrisés

Pourtant, au moment d'appliquer divers concepts financiers, soit le revenu net, la marge de crédit, l'actif, le niveau d'endettement, la déduction d'impôt et l'inflation, les résultats varient.

Ainsi, seuls 2 concepts sondés sur 6 ont des taux de bonnes réponses supérieurs à la note de passage, soit la marge de crédit (83 %) et l'inflation (79 %). Le concept de crédit et de déduction d'impôt est celui le moins maîtrisé, avec seulement 18 % des répondants qui ont su voir juste.

De plus, seulement 35 % des répondants ont démontré une connaissance réelle du concept de revenu net, 48 % du concept de niveau d'endettement et 57 % du concept d'actif.

« Les Québécois surestiment leur niveau de connaissance »

« C'est préoccupant de constater que les Québécois surestiment leur niveau de connaissance en matière de finance. Ils risquent ainsi d'être moins enclins à faire des démarches pour aller chercher de l'information, affirme Geneviève Mottard, présidente et chef de la direction de l'Ordre des CPA du Québec. Le concept de marge de crédit est celui le mieux maîtrisé par les Québécois, alors que la notion de crédit et de déduction d'impôt est la moins bien comprise. Signe des temps et de la société de consommation : la dépense à crédit nous est plus familière que l'économie. »

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