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Les régimes de retraite canadiens restent en bonne santé malgré le Brexit

par Mathieu Carbasse | 07 juillet 2016 11h29

La santé des régimes de retraite à prestations déterminées (PD) canadiens s’est améliorée au fil du trimestre, malgré les vents contraires soufflés par le Brexit, révèle le rapport d’Aon Hewitt pour le deuxième trimestre de 2016.

La solvabilité globale des régimes de retraite sondés a ainsi augmenté de 2,3 % au cours du trimestre. Le ratio de solvabilité médian au 30 juin 2016 était en effet de 85,4 %, contre 83,1 % à la fin du trimestre précédent. À la fin du trimestre, 9,1 % des régimes sondés étaient entièrement provisionnés, une augmentation de plus d’un point de pourcentage par rapport au ratio de pleine capitalisation au premier trimestre (8 %)..

Des effets limités à court terme…

Bien qu’il soit encore tôt, l’effet à court terme du référendum au Royaume-Uni va déjà en diminuant. Dans les 48 heures suivant l’annonce des résultats du vote, la solvabilité globale des régimes de retraite avait chuté de 1,7 %, mais elle s’est nettement raffermie après que les marchés boursiers ont repris du poil de la bête cette semaine.

« Le Brexit a créé beaucoup d’inquiétudes quant à l’état de l’économie mondiale, mais la réalité est que l’événement lui-même a eu une incidence minime à court terme sur les régimes de retraite de nos clients qui ont une vision à long terme, a déclaré Claude Lockhead, associé exécutif, chez Aon Hewitt. Cependant, nous croyons que le recul continu des rendements obligataires, qui devrait s’accentuer dans un monde post-Brexit, met en évidence un défi à plus long terme pour les régimes de retraite et représente un facteur de risque sur lequel les promoteurs de régimes devront avoir une opinion et l’aborder. »

… mais des incertitudes à long terme

Dans ce nouveau contexte, les faibles rendements obligataires et la perspective d’une volatilité accrue des marchés continuent donc d’assombrir l’horizon de solvabilité des régimes.

Selon M. Lockhead, un contexte prolongé de faibles rendements, conjugué à une incertitude permanente de l’actif et des devises, laissent entendre que les promoteurs des régimes auraient du mal à atteindre leurs objectifs en matière de rendements et devraient réévaluer le risque dans leurs portefeuilles et envisager des mesures pour atténuer la volatilité.

« Malgré la reprise récente des valeurs, il est difficile de voir à l’horizon autre chose qu’une volatilité accrue des actions et des rendements des titres à revenu fixe déprimés, a-t-il ajouté. Dans ce contexte, une gestion des risques et de la volatilité active et raisonnée, notamment par la diversification, une couverture intelligente et d’autres stratégies de réduction de risques, devrait être la démarche adoptée par tous les promoteurs de régimes de retraite. »



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