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Les systèmes de gestion de cabinet se transforment en allié technologique des courtiers

par Hubert Roy | 26 janvier 2018 07h00

Photo : Freepik

Pendant longtemps, les systèmes de gestion de cabinet de courtage ont été perçus comme une obligation à détenir. Les mentalités changent. Les courtiers voient ces systèmes maintenant comme des alliés à leur développement technologique et numérique.

David Larkin, PDG de Logiciels Deltek, qui commercialise le système de gestion de courtage Intermédiaire Sélect+, dit que les courtiers réalisent qu’ils n’utilisent pas à plein escient leur système de gestion de cabinet. Les courtiers souhaitent ainsi être formés davantage, souligne-t-il.

« Ceux qui l’utilisent à 50 % de son potentiel veulent s’en servir davantage. Ils voient l’efficacité que ça peut leur apporter. Avant, le système de gestion de cabinet était leur outil de comptabilité, sans plus, malgré les autres outils qu’on y retrouvait. »

C’est maintenant l’inverse, assure M. Larkin. Au point que le papier est devenu un simple support à la technologie, dit-il.

« On développe beaucoup de nouveautés. Les courtiers y sont ouverts. Ils veulent plus de modules, mais aussi qu’on les forme à bien les comprendre et à bien les utiliser. »

Les courtiers sont aussi à la recherche de solutions en temps réel. « Ils veulent plusieurs choses dans le moment. Certains veulent de l’efficacité dans les processus de leurs employés. Pour d’autres, c’est d’offrir un meilleur service personnalisé qui prime. Ça varie d’un courtier à l’autre. Être plus productif demeure tout de même une constante dans leurs demandes », dit M. Larkin.

Un mal nécessaire devient un investissement

Philippe Joassin, vice-président, ventes et développement des affaires, d’Applied Systems, dit que les systèmes de gestion de cabinet étaient avant tout vus comme une dépense pour la plupart des courtiers. « C’était un mal nécessaire. Ça a changé. On n’entendait pas les courtiers dire qu’ils investissaient en technologie. C’est le cas aujourd’hui. C’est bon de l’entendre. C’est ce qu’on essaie de faire, d’autant plus que les courtiers veulent avoir un retour sur leurs investissements. »

Son collègue Stéphane Lacasse, vice-président de la gestion des produits et de la tarification pour le Canada, note que plusieurs études réalisées de par le monde démontrent que les couts de gestion d’un cabinet de courtage diminuent. sauf un : celui de la technologie. « La technologie amène des réductions de couts dans tous les autres domaines. »

M. Joassin affirme que les courtiers veulent automatiser leurs processus. Ils veulent beaucoup d’intégrations à même leur plateforme. Il souligne d’ailleurs que 80 % des courtiers de son système de gestion Epic utilisent l’espace client mis à leur disposition. « C’est une belle preuve que les courtiers veulent offrir leur propre libre-service. Si le courtier en vient à devoir présenter quatre offres d’assureurs différents, il devra afficher une grande efficacité. »

M. Lacasse ajoute que le courtier qui offre son propre espace client peut offrir une expérience à l’image de son cabinet. Son expérience client ne varie pas ainsi en fonction de ce qu’offre ou pas l’assureur. « Il n’a pas besoin non plus de se connecter à deux portails. » Il ajoute qu’Applied Systems oriente de plus en plus ses développements pour que le courtier maitrise la transaction d’un bout à l’autre.

Le numérique prend la place

Chez Technologie Keal, on hésite même à parler de système de gestion de cabinet quand vient le temps de parler des solutions proposées par l’entreprise. Celle-ci se voit avant tout comme une entreprise de technologie, dit Laurent Nadeau, son vice-président au développement des affaires.

« C’était un outil de gestion avant tout. Aujourd’hui, nous sommes là pour utiliser la technologie au bénéfice des courtiers et de leurs clients », dit-il.

M. Nadeau relate avoir rencontré deux courtiers prospects en Atlantique qui lui ont mentionné qu’ils veulent changer leur stratégie en technologie. « Elle reposait avant sur une approche d’arrière-guichet (back-office), ils veulent maintenant des solutions d’avant-guichet (front office). Et ce, en temps réel. Les jeunes veulent faire affaire sur Internet. »

M. Nadeau souligne que le courtier recherche avant tout de la simplicité pour son client. « Il veut lui répondre le plus rapidement et le plus efficacement possible. Le courtier doit être en mesure de donner l’info au client au moment où il en besoin », dit-il.

Un outil de tarification doit être greffé à cela, ajoute M. Nadeau. Keal en développe d’ailleurs un, qui a commencé à être commercialisé ailleurs au Canada. Le Québec suivra dans les prochains mois.

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