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L’Institut créera un PAA avancé

par Hubert Roy | 27 janvier 2015 09h00

L’Institut d’assurance de dommages du Québec (IADQ) créera une nouvelle désignation, soit celle de professionnel d’assurance agréé (PAA) avancé. Cette désignation sera à mi-chemin entre le PAA de base et le titre de Fellow (FPAA).ja_23_03_img16

L’arrivée de cette nouvelle mouture permettra de faire un pont entre le PAA et le FPAA orienté vers le leadeurship, lancé il y a un an. « Depuis des années, nous avons un PAA avec dix cours. Avec le FPAA d’origine, qui n’existe plus et qui se termine en décembre 2017, l’Institut d’assurance du Canada a réalisé qu’il y avait un vide à combler entre le PAA et le FPAA renouvelé, a expliqué François Houle, directeur général de l’IADQ, en entrevue au Journal de l’assurance. Ainsi, dès septembre 2015, nous offrirons un PAA avancé, qui comptera quatre cours de plus que le PAA de base. »

Pour l’obtenir, les postulants au titre de PAA avancé devront réussir un cours sur la pensée critique en assurance, un cours en droit des affaires, un cours concernant le domaine d’expertise du professionnel (agent, courtier, expert en sinistres ou souscripteur) et un cours optionnel parmi les 30 qu’offre l’Institut. Ils devront aussi posséder cinq ans d’expérience en assurance. Les cours pour PAA avancé seront offerts dès la session d’automne 2015 de l’Institut.

« C’est des cours qui s’adressent aux futurs leadeurs. Quelqu’un qui a un PAA en ce moment pourrait faire ces quatre cours supplémentaires pour obtenir son titre de PAA avancé. Ça vient mettre la table entre le PAA et le FPAA. On vient développer les habiletés du candidat en gestion stratégique, et ça pourra aussi aider les gestionnaires à être des leadeurs en pensée critique. Il vient aussi approfondir ses connaissances en assurance », dit M. Houle.

Leadeurship et stratégie

Avec ce nouvel ajout, l’Institut vient renforcer son orientation vers le leadeurship et la pensée stratégique, adoptée il y a un peu plus de cinq ans. « Nous avions demandé à l’industrie de réfléchir sur le FPAA que nous offrions. Les dirigeants de l’industrie nous avaient dit qu’il devrait être plus orienté sur le leadeurship, car il y avait un besoin en la matière. C’est ce vers quoi on s’oriente pour le futur. Le certificat ne répondait pas aux besoins en leadeurship. Le domaine avait besoin d’une élite, visant les dirigeants. C’est pourquoi nous avions recentré le FPAA pour qu’il ressemble à un MBA. Nous suivons la même orientation avec le PAA avancé », dit M. Houle.
Nouveaux projets

Autre lancement : celui d’une formation d’une journée pour les cadres supérieurs en assurance de dommages. Cette formation vise spécifiquement les membres de conseils d’administration d’assureurs, notamment les nombreuses mutuelles qu’on retrouve au Québec.

« Ce qu’on réalise, c’est que ces gens ne sont pas formés en assurance, bien souvent. La formation peut aussi viser des vice-présidents finance ou gouvernance qui arrivent dans une organisation en assurance. Elle est offerte uniquement en anglais pour le moment, mais on pourra l’adapter en français selon la demande », dit M. Houle.

L’Institut développera aussi des examens informatisés pour ses étudiants. « Les examens se font actuellement à l’intérieur d’une semaine à la fin de la session. Ça ne leur donne aucune flexibilité. Ils doivent être présents dans la salle à une date déjà déterminée. On informatisera le tout pour avoir une plus grande flexibilité. La fenêtre pour faire l’examen sera alors de trois semaines. L’étudiant pourra alors choisir sa plage horaire à l’avance », souligne M. Houle.

Examens électroniques

Les tests pour les examens électroniques ont débuté en juillet. Une autre période de tests suivra à l’été, pour que, d’ici décembre 2017, tous les examens se fassent par voie informatique, au moins dans la grande région montréalaise. Pour le reste du Québec, l’Institut est en réflexion sur la meilleure manière de procéder.

En plus de donner une flexibilité à l’étudiant, l’examen électronique facilitera aussi la vie des correcteurs, qui n’auront plus à se casser la tête pour comprendre certaines réponses, croit M. Houle. Les examens pourront aussi se faire dans les locaux de l’Institut, qui n’aura plus, à terme, à louer de locaux pour réaliser ces examens ni à embaucher de surveillants.

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