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Malgré Sandy, le renouvèlement des traités de réassurance se déroule sans anicroche au Canada

par Hubert Roy | 14 février 2013 14h46

Autant les assureurs que les réassureurs ont trouvé leur compte au Canada, lors du renouvèlement des traités de réassurance du 1er janvier. Les dommages causés par l’ouragan Sandy auraient pu laisser présager un durcissement des tarifs, mais il n’en fut rien, selon Robert Wildbore, premier vice-président de Willis Re Canada.« La période des renouvèlements des traités de réassurance s’est déroulée de façon similaire à ce qu’on a vu à travers le monde. Il n’y a pas eu d’anicroches », a dit M. Wildbore, en entrevue au Journal de l’assurance.

La capacité du marché était amplement suffisante et la grande majorité des assureurs ont pu trouver des couvertures sans difficulté, dit-il. « Pour les traités de catastrophe, la pression à la baisse qui aurait pu s’exercer sur la tarification des traités a été mitigée par la capacité qu’on retrouvait sur le marché. Comparativement à il y a 12 mois, où les tarifs étaient à la hausse – vu les tremblements de terre survenus au Japon et en Nouvelle-Zélande –, les tarifs ont été stables, cette fois-ci », dit M. Wildbore.

Il dit que les assureurs ont choisi d’acheter plus de couvertures cette année, vu les recommandations ddu Bureau du surintendant des institutions financières, (BSIF) qui leur demande d’être plus prudents. « On a pu observer la même chose du côté de la responsabilité civile. Les tarifs étaient bien établis et les assureurs ont pu trouver la couverture qu’ils désiraient », dit-il.

M. Wildbore dit observer que les assureurs affichent plus de prudence en 2013. « On le voit dans les couvertures qu’ils ont prises pour les tremblements de terre. Le BSIF leur a demandé d’être vigilants et ils sont suivi ce conseil », dit-il. L’impact de Sandy ne s’est pas fait sentir au Canada, malgré sa proximité avec le territoire canadien. « Son impact aurait été très localisé, de toute façon. Le seul impact que Sandy a pu avoir est qu’il a permis de mitiger les tendances à la baisse qu’il aurait pu provoquer sur les tarifs et a raffermi la tarification », dit M. Wildbore.

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