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Munich Re aide ses clients à réduire les couts de l’invalidité de longue durée

FLASHFINANCE | PRIVILÈGE DE VOTRE NIVEAU PRO
par Alain Thériault | 22 août 2013 13h49

Munich Re Canada offre un service de pointage de réclamations d’invalidité pour aider ses clients à rentabiliser leurs affaires d’assurance collectives en invalidité de longue durée.

C’est par l’entremise d’une entente conclue en mai avec la firme d’actuaires de Toronto Claim Analytics que le réassureur offre ce service de pointage de réclamations (claim scoring) à ses clients. En vertu de cette entente, Claim Analytics estime la durée des absences pour chaque réclamation.

Cette pratique permet de prévoir quelles sont les réclamations où l’assureur aura avantage à mettre ses efforts pour encourager le retour au travail. La firme offre aussi des services d’évaluation de la tarification. Les services visés par l’entente sont exclusivement réservés aux clients de Munich Re au Canada.

Joueur numéro un au pays en réassurance d’invalidité de longue durée, Munich Re voulait s’assurer que ses clients assureurs ont tous les outils dont ils ont besoin pour faire face à ce risque qui s’est accru dans les dernières années. Surtout que le réassureur supporte une importante part de ce risque financier.

Munich Re a créé un indice qui démontre la croissance des couts liés à l’invalidité de longue durée. « L’incidence des réclamations en assurance collective d’invalidité de longue durée est devenue moins prévisible et beaucoup plus volatile depuis le début de la crise, avec un sommet en 2008 et 2009 alors que les statistiques de plein-emploi ont chuté. Elle augmente régulièrement depuis 2007 », a révélé en entrevue avec le Journal de l’assurance Mark Foerster, vice-président en collectif et réclamations de Munich Re au Canada.

L’invalidité de longue durée est en fait le risque le plus volatil en assurance collective, en comparaison de l’assurance soins de santé et médicaments et l’assurance vie, a-t-il précisé. M. Foerster a aussi mentionné un rapport de Fraser Group faisant état d’au moins trois assureurs qui ont connu des pertes dans cette gamme d’affaires en 2012.

L’incidence des réclamations a toutefois été compensée par de meilleurs résultats en matière de retour au travail, a confié M. Foerster. « Ce facteur s’est amélioré parce que les équipes de réclamations des assureurs se concentrent aujourd’hui davantage sur les réclamations qui en valent la peine », a-t-il dit.

Cette tendance est à la base des services qu’offre Claim Analytics. La firme recueille l’information sur les réclamations courantes (open claims), entre autres l’âge et le sexe du réclamant, sa profession et le diagnostic posé. Il en tirera un pointage de crédit, en l’occurrence de 1 à 10 dans le cadre de l’entente avec Munich Re.

« Dans le niveau 1, l’employé a 95 % des chances de ne pas revenir au travail et dans le niveau 10, il en a 5 %. Cette mesure aide l’assureur à décider où déployer ses efforts de réhabilitation, soit vers les réclamations qui se situent plutôt dans le milieu de l’échelle », explique M. Foerster.

Ces services, qui comprennent aussi des services de tarification, aideront selon lui les assureurs à rentabiliser leur assurance collective d’invalidité de longue durée et à garder les taux bas.

Les défis actuels sont grands : « Dans les années 1990, l’incidence des réclamations était surtout le fait des cols bleus. La dernière récession a touché davantage les cols blancs. Les maladies mentales sont une cause significative, mais légèrement éclipsées par les troubles musculo-squelettiques, les douleurs chroniques et les maux de dos », observe M. Foerster.

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