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« On paie le prix d’avoir attendu trop d’années avant d’avoir changé certaines lois », dit Guy Cormier

par Denis Méthot | 19 janvier 2018 13h25

Guy Cormier | Photo : Denis Méthot

Les nombreux questionnements qui entourent l’évolution rapide de la technologie dans l’industrie des services financiers, comme la vente d’assurance par Internet, représentent le prix à payer d’avoir attendu près de 20 ans pour changer certaines lois.

C’est ce qu’a affirmé jeudi matin le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, lors de la poursuite de la commission parlementaire consacrée au projet de loi 141.

Une adoption rapide

Rappelant que deux ministres avaient amorcé cette ambitieuse réforme sans parvenir à ce jour à la mener à terme, il a indiqué que Desjardins appuyait totalement cette démarche. Il a dit espérer que le projet de loi 141 soit adopté avant la fin du printemps 2018.

« Le monde nous regarde actuellement. Ça fait près de 20 ans qu’on attend. Il faut trouver le moyen d’adopter ce projet de loi rapidement », a lancé M. Cormier.

Clarifications nécessaires

D’entrée de jeu, M. Cormier a tenu à remettre les pendules à l’heure au sujet d’une préoccupation qu’il dit entendre et voir dans des publicités voulant que n’importe qui au Québec pourrait conseiller, voire même vendre n’importe quoi en produits financiers.

« Ce n’est pas du tout la lecture que je fais et que nous avons chez Desjardins du projet de loi. S’il y a des besoins de clarification sur des articles pour régler sur ce supposé enjeu, faites-le Monsieur le Ministre : mettez-le dans le projet de loi le plus rapidement possible pour qu’on arrête de parler de cela », a-t-il dit à l’attention de Carlos J. Leitão.

Disparition des Chambres

Interrogés par les élus, les représentants de Desjardins ont dit appuyer l’intégration de la Chambre d’assurance de dommages et la Chambre de sécurité financière à l’Autorité des marchés financiers.

« Nous sommes d’avis que l’intégration des chambres est une excellente façon de simplifier la vie tant des assureurs que des consommateurs », a dit Alain Hade, vice-président, expérience membres-clients, chez Desjardins Groupe d’assurances générales.


Yvan-Pierre Grimard

Yvan-Pierre Grimard | Photo : Denis Méthot


Un processus plus lourd et plus lent

Plus tard, son collègue Yvan-Pierre Grimard en a rajouté. Il a mentionné que le fait d’avoir deux régulateurs qui interviennent lors de plaintes en déontologie ou d’autres dossiers rendait le processus plus lourd et plus lent. L’aspect des couts est aussi à prendre en compte, même s’il n’est pas le plus important.

« Le régulateur unique, en l’occurrence l’Autorité, aura un dossier complet lors d’une plainte, a-t-il fait valoir. Ce sera plus efficient et plus rapide. Le consommateur va en bénéficier, ainsi que les assujettis. La situation d’un représentant qui fera l’objet d’une plainte en déontologie va se régler plus vite. En fait, tout le monde va bénéficier du guichet unique à l’Autorité des marchés financiers. »

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