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ORBIT veut étendre la portée de son projet hors de l’Ontario

par Vicky Poitras | 25 octobre 2011 13h35

(KM) Un autre projet technologique de commerce électronique en temps réel est sur les rails. Il s’agit de celui d’un groupe de courtiers ontariens regroupés sous le nom d’Organization of Real Time Brokers Implementing Technology (ORBIT). En 2012, une des priorités du groupe sera de faire connaitre son projet hors des limites de l’Ontario et de rencontrer des dirigeants d’associations provinciales.

L’objectif d’ORBIT est de faire adopter aux cabinets de courtage d’assurance du Canada le modèle de paiement direct en matière de commerce électronique. Des courtiers américains utilisent présentement ce modèle en pesant tout simplement sur un bouton de leur logiciel de gestion de cabinet (BMS).

Les courtiers membres d’ORBIT doivent toutefois faire face à un obstacle majeur. Implanter un tel réseau coutera cher. Toutefois, les membres d’ORBIT croient que cet investissement en vaut la peine, car il fera gagner de l’efficacité aux courtiers. Plus besoin pour les dirigeants de cabinets de courtage de passer des heures à signer des chèques. C’est ce qu’a affirmé Devona Allin, courtier producteur en assurance des entreprises chez Canada Broker Link Ontario et directrice du comité de travail sur le paiement en temps réel chez ORBIT.

Selon Mme Allin, l’obstacle du prix est surmontable. Pour cela, il faut que les assureurs acceptent de recevoir des transactions de paiement direct électroniquement.

En effectuant des tests avec un assureur mutuel de petite taille, ORBIT a dû parvenir à un arrangement contractuel entre le courtier et l’assureur. Cet arrangement est nécessaire pour que l’assureur puisse avoir accès au compte de fiducie du courtier et puisse y prélever les sommes qui lui sont dues.

Par ailleurs, ORBIT a mis sur papier quelles étaient les meilleures pratiques d’affaires en termes de processus de travail. Le groupe de courtiers cherche qui contacter chez les assureurs pour en faire une priorité et faire inclure le tout dans leurs budgets respectifs en vue de la prochaine année fiscale.

« Il y a encore beaucoup de travail à faire du côté des assureurs. Le message XML doit passer par une personne chez l’assureur pour que le tout se réalise. C’est un changement de processus complet pour un assureur », dit Mme Allin.

Maureen Tomlinson, directrice des services d’affaires et de l’architecture des technologies de l’information au Groupe Economical, le confirme. Surtout qu’un tel projet rivalise avec d’autres priorités chez l’assureur. C’est l’une des raisons pour lesquelles le projet a été mis de côté chez Economical. Son cout élevé en est une autre. L’assureur juge toutefois que la solution proposée par ORBIT demeure valable. « Quand nous considérons d’autres projets et travaux qui sont liés aux mêmes systèmes, nous pouvons y voir des occasions de synergie», dit-elle.

John Eastly, vice-président de Policy Works, affirme que le groupe de courtiers regroupés sous ORBIT fait un bon boulot pour connecter ceux qui utilisent la technologie à ceux qui écoutent les problèmes. « Ils sont très enthousiastes et ont généré un véritable intérêt chez les assureurs et les fournisseurs de BMS. Le fait qu’ils parlent d’une seule voix aux assureurs fait aussi beaucoup de sens pour en arriver à de bonnes solutions », dit-il.

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