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Peu de conseillers adoptent la proposition électronique chez Manuvie et RBC

par Andrea Lubeck | 10 août 2017 07h00

Guy Couture et Nabil Tarcha

La proposition électronique n’est pas particulièrement populaire auprès des conseillers de Manuvie, selon ce qu’a affirmé Guy Couture, vice-président régional, ventes, assurance individuelle, lors d’une allocution prononcée à l’occasion du 20e Congrès du Groupe financier PEAK début juin.

« Le taux d’adoption de la proposition électronique est encore trop bas auprès de nos conseillers financiers. On travaille à essayer de comprendre ce qui fait qu’ils ne cherchent pas à adopter cette forme de transaction, alors que l’on sait que ça permet d’éviter des problèmes », a-t-il déploré.

M. Couture plaide que la proposition électronique agit comme une sorte de protection personnelle. Elle réduit les erreurs pour questions non répondues ou erreurs dans la formulation des réponses. Elle diminue aussi grandement le délai de traitement.

« Ce qui fait que le processus prend autant de temps, ce sont les propositions papier qui ne sont pas conformes, où il manque des réponses ou des détails essentiels. La proposition électronique répond à tous ces problèmes-là. Les conseillers ne s’en rendent pas compte. »

L’assureur va même jusqu’à accompagner les conseillers dans leur premier essai de la proposition. Il fait des suivis avec ceux-ci en les appelant pour s’assurer qu’ils dépassent l’étape de la première utilisation.

Assurer un suivi

« Il faut les prendre par la main. La première fois, on le fait avec eux. Rendus à la deuxième fois, certains continuent, alors que d’autres se disent qu’ils ne sont pas assez habiles et retournent à la proposition papier. C’est pour ça qu’on doit assurer un suivi », explique M. Couture.

Ce dernier a confié au Journal de l’assurance qu’il s’inquiète que les conseillers qui se bornent à utiliser le papier ne peuvent s’adapter à un environnement qui devient de plus en plus technologique. « Il arrivera un jour où les cabinets seront sans papier. Il faut donc que tous les conseillers adoptent et intègrent dans leur pratique la proposition électronique », a-t-il expliqué.

M. Couture ajoute qu’une partie de la solution pour dissiper la crainte des conseillers face aux robots-conseillers est d’adopter les outils technologiques qui leur sont proposés, telle que la proposition électronique. « Il faut que les conseillers réussissent à démontrer leurs clients qu’ils peuvent faire aussi vite que ce que l’intelligence artificielle ferait en contrepartie. »

Lancée le 27 mars 2017, la proposition électronique permet aux conseillers de soumettre des propositions d’assurance vie universelle, vie entière, ainsi que les produits temporaires famille et entreprises en ligne. Celle-ci remplace la proposition éclair.

Chez RBC Assurances, on fait le même constat, bien que la proposition électronique ne soit offerte que depuis peu. Nabil Tarcha, vice-président régional, courtage, est du Canada, mentionne qu’un projet pilote a été mené pendant un an. Pour le moment, peu de conseillers utilisent l’outil. L’assureur a d’ailleurs instauré des mesures pour en faire la promotion.

« Nous appelons les courtiers. Nous leur parlons de la proposition électronique, puisque c’est récent pour nous », a-t-il précisé.

Chez RBC, la proposition électronique est disponible pour un seul produit temporaire. Elle sera lancée plus tard pour les produits de maladies graves et pour la série Fondamentale. « Avant, on veut s’assurer que les courtiers l’adoptent », a-t-il ajouté.  

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