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Refonte des produits d’assurance santé chez Desjardins Sécurité financière

par Sophie Boltz | 12 novembre 2010 16h21

Desjardins Sécurité financière (DSF) a lancé un nouveau produit hybride en maladies graves de sa gamme Quiétude, qui n'attend pas que la perte d'autonomie soit permanente pour payer la totalité de la prestation.C'est ce qu'a annoncé Nathalie Tremblay, chef d'équipe, prestations du vivant et assurance vie chez DSF. Après analyse des produits qui existent déjà sur le marché, DSF a cherché à se distinguer, a-t-elle dit en entrevue au Journal de l'assurance.

« Ce produit maladies graves offre une protection de soins longue durée dès l'entrée en vigueur du contrat, affirme Mme Tremblay. Si la personne est en perte d'autonomie, après trois mois, on paie au minimum 10 % du montant de l'assurance. Si après ça, la personne n'a aucune chance de se rétablir, on paie la totalité du montant. Nous n'attendons pas que la perte d'autonomie de l'assuré soit permanente pour payer la totalité. Quelle que soit sa situation, un montant lui sera versé. C'est ce qui fait la différence. »

De plus, DSF a remplacé la notion de prestations étalées dans le temps par le paiement d'une somme forfaitaire pour ce produit. « Si la personne en perte d'autonomie n'a pas de chance de se rétablir et qu'elle a souscrit un contrat de 100 000 $, certaines compagnies versent 1 % des 100 000 $ souscrits durant 100 mois, soit 1 000 $ par mois durant plus de huit ans. Chez DSF, elle recevra 100 000 $ en un seul versement », a-t-elle expliqué.

Autre cas de figure : si l'assuré perçoit 10 % du montant de l'assurance en raison d'une perte d'autonomie et qu'on s'aperçoit que celle-ci ne sera pas permanente à l'issue des trois mois, DSF gardera le reste de la protection en vigueur. Enfin, si l'assuré a une autre maladie grave couverte par le contrat, l'assureur lui verse les 90 % restants, dit Mme Tremblay. C'est aussi une façon de faire connaitre les produits de soins longue durée, ajoute-t-elle. « Ça amène les conseillers à expliquer ce que sont les soins de longue durée et à présenter les enjeux de société qui y sont liés », a-t-elle précisé.

MetLife se retire du marché des soins de longue durée aux États-Unis
MetLife se retirera du marché américain des soins de longue durée à la fin de l’année. L’assureur se retirera ensuite du marché collectif de ce produit en 2011. La mauvaise rentabilité du produit explique cette décision.
La vente du produit individuel de soins de longue durée de MetLife se terminera le 30 décembre 2010. Les nouvelles ventes en collectif cesseront selon les obligations contractuelles de MetLife envers ses groupes. La décision de cesser la vente du produit n’aura toutefois pas d’impact sur les polices en vigueur. Tant que la prime d’un contrat sera payée à temps, la couverture ne sera pas suspendue. Les clients de MetLife pourront aussi continuer à faire des changements à leur contrat, que ce soit pour se prévaloir d’offres leur permettant de se protéger de l’inflation ou encore pour diminuer ou augmenter leur couverture, entre autres.
MetLife ne ferme toutefois pas la porte à combiner les soins de longue durée à d’autres produits. « Nous croyons que nous pouvons adresser la question du besoin de financement des soins de longue durée des Américains avec nos objectifs financiers », a expliqué
Jodi Anatole, vice-président, produits de soins de longue durée.-Hubert Roy


Innovation

DSF a aussi innové en matière de remboursement de primes. La compagnie a retiré les anciennes échelles sur les produits permanents et en propose deux nouvelles. L'une prévoit 100 % de remboursement après 15 ans et l'autre 100 % après 20 ans. « Nous sommes capables d'offrir un remboursement partiel de 15 % du total des primes qui ont été payées, quatre ans après l'entrée en vigueur du contrat. Plus le temps passe, plus on augmente le remboursement », dit-elle.

DSF s'est enrichi d'autres nouveautés en maladies graves. Le régime exécutif d'épargne santé, un produit destiné aux gens d'affaires, possède une nouvelle caractéristique de remboursement des primes.

« Nous nous sommes rendus compte que le revenu de ces personnes fluctuait plus que celui de M.-Mme Toutlemonde. Si l'assuré doit abaisser son montant de protection avant que le contrat ait eu dix ans, nous considérerons, au moment de payer les remboursements de primes, que la nouvelle prime a été payée depuis le début », a dit Mme Tremblay.

Si le client paie une prime de 20 000 $ par année pendant 5 ans et que l'année suivante, il éprouve des difficultés à la payer, DSF lui permet de reporter le paiement de la prime pendant un an. Il ne paiera donc rien pour un an. L'année suivante, il devra payer 40 000 $. Par contre, s'il est atteint d'une maladie grave entre temps, DSF paiera la prestation maladies graves diminuée de la prime impayée.

« Cette nouveauté a été très bien accueillie. Nos conseillers ont trouvé que c'était un plus, a ajouté Mme Tremblay. S'il est affecté par une maladie grave entre temps, l'assuré est couvert. C'est comme s'il avait de l'assurance gratuite durant un an. Si au bout d'un an, il ne peut pas payer les deux primes, on va lui verser le remboursement de primes. »

Parmi les nouveautés, il y a aussi des changements apportés à Solo Santé, un régime d'assurance maladie complémentaire qui complète le régime gouvernemental. Ce produit qui existe depuis 2002 est l'équivalent de l'assurance collective, mais pour une seule personne. « Nous n'avions pas de protection complémentaire au régime général d'assurance médicaments du Québec. Nous l'avons donc ajoutée. La protection médicaments est à présent illimitée. Or, c'est la protection la plus recherchée par les consommateurs. » Il existe deux protections : l'une de 2 000 $ maximum par personne, l'autre illimité pour les médicaments.

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