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Repérage de véhicules : Cellutrak se lance dans l’antivol et la prévention des risques automobiles

par Vicky Poitras | 09 février 2011 17h47

La compagnie montréalaise Celluland est entrée dans l’industrie de l’assurance par le biais de son outil de repérage de véhicule Cellutrak. Elle cogne aux portes de l’industrie pour montrer les multiples services que son système peut rendre aux assurés en plus de contrer le vol automobile.Celluland est détenue à 50 % par Celluland International et à 50 % par Ituran Group, une compagnie établie en Israël, inscrite au NASDAQ, et qui a développé un système de repérage de véhicules. Celluland commercialise ce système au Canada sous le nom de Cellutrak. Le même système est commercialisé sous le nom d’Ituran en Israël, au Brésil, en Argentine et aux États-Unis. Le système compte ainsi plus de 800 000 clients à travers le monde.

Cellutrak permet de repérer un véhicule en temps réel, de limiter sa vitesse, d’enrayer son démarrage et aussi de lancer une alerte lorsque celui-ci sort d’une zone délimitée. Le tout peut se faire à distance par l’entremise d’un ordinateur ou d’un téléphone cellulaire intelligent. Cellutrak peut aussi générer des rapports pour retracer où un véhicule se trouvait à une heure donnée ou encore pour voir quel chemin il a parcouru sur une distance de temps donné.

La direction de Celluland voit dans ces fonctions des outils qui peuvent diminuer les risques inhérents à l’usage de la voiture par des membres de la famille de l’assuré, par exemple.

Richard Vermette, directeur du développement des affaires et des relations publiques, Martin Steinwald, vice-président des ventes, et Oren Fox, directeur de la technologie et du développement de produits, ont présenté au Journal de l’assurance les caractéristiques du système en matière de prévention et de contrôle.

Par exemple, une alarme avertit le propriétaire lorsque son véhicule quitte une zone prédéfinie. Un courriel ou un appel téléphonique lui est ainsi acheminé. Outre le contrôle parental, le système peut servir pour la gestion de flotte de véhicules lourds. Les dirigeants de Cellutrak veulent le commercialiser comme système antivol au Québec. L’entreprise s’est ainsi associé avec Bell pour avoir accès à son réseau cellulaire.

Le dispositif consiste en une boite noire contenant un émetteur, relié au satellite GPS d’Ituran. Les clients de Cellutrak peuvent ensuite repérer sur un ordinateur ou sur un téléphone cellulaire intelligent l’endroit où se trouve leur véhicule. Cellutrak utilise ainsi Google Maps pour ses clients individuels. Quant à ses clients corporatifs, l’entreprise détient son propre système de cartographie Web, développé en partenariat avec Mapa, une entreprise que possède Ituran. « Nos clients peuvent ainsi repérer et gérer leur véhicule à tout moment à partir de notre serveur sécurisé », affirme Oren Fox.

Le dispositif peut passer les brouilleurs d’ondes. Si le dispositif en détecte un, il envoie immédiatement une alerte à son propriétaire. De plus, si le dispositif est découvert par un voleur et qu’il le débranche, une alerte est aussi envoyée au propriétaire. Ce dernier devra contacter lui-même les corps policiers si quelque chose d’anormal arrive à son véhicule. Cellutrak offre aussi en option de contacter les corps policiers pour le client, à partir de sa centrale sécurisée.

Cette dernière est ouverte 24 heures sur 24 tout au long de l’année. Fait particulier : une assistance est aussi offerte 24 heures sur 24 aux installateurs du système. Cellutrak offre aussi un service de conciergerie à ses clients.

Les unités Cellutrak seront installées par des installateurs certifiés. Le client ne saura d’ailleurs pas où le système est installé. Il peut toutefois le faire changer d’un véhicule à l’autre. Dans une telle éventualité, Cellutrak gérera le changement avec l’installateur certifié. Cellutrak négocie présentement des ententes avec des installateurs certifiés. Une première entente a d’ailleurs été signée avec la bannière Docteur Pare-Brise.

L’installation d’un Cellutrak coute 500 $. « C’est un prix que nous jugeons abordable vu toutes les possibilités que notre système offre », dit M. Vermette. Des frais mensuels de 49 $ à 59 $ s’ajoutent ensuite. Le système est aussi garanti à vie. Le dispositif est accompagné d’une clé qui permet d’activer et de désactiver le système. Des autocollants peuvent aussi être posés sur les vitres du véhicule. La formule finale demeure toutefois au choix du client.

Reconnu par des assureurs

Cellutrak a signé plusieurs ententes avec des assureurs. Ceux-ci offrent ainsi des rabais divers à la suite de l’installation du système. Parmi les assureurs ayant signé une telle entente, on trouve Intact Corporation financière, autant pour Intact Assurance et BélairDirect, AXA Assurances, La Capitale assurances générales et L’Unique assurances générales.

« Nous avons une excellente réaction des assureurs, dit M. Vermette. Nous voulons maintenant travailler à faire connaitre notre produit aux courtiers d’assurance du Québec. »

Le système a d’ailleurs permis de trouver un lot de véhicules volés dans la région de Montréal. C’est le cas d’une dame qui avait oublié ses clés dans un restaurant et ne trouvait plus son véhicule. Profitant de sa mégarde, un employé du restaurant a saisi les clés et déplacé la Mercedes perdue. La cliente a aussitôt appelé la centrale de Cellutrak, qui a retracé son véhicule. Les policiers n’ont eu qu’à intercepter l’employé fautif et la voiture. Ils ont aussi repéré plusieurs véhicules volés stationnés à proximité de la Mercedes.

Les dirigeants de Cellutrack souhaitent aussi que leur système permette de faire augmenter le taux de véhicules volés retrouvés à Montréal. M. Vermette dit croire que son système a un avantage que les autres systèmes présents dans le marché n’ont pas.

« Compte tenu que nous sommes présents mondialement, notre système va permettre de récupérer des véhicules qui n’auraient pu l’être autrement. On pourra aider les forces de l’ordre à retrouver des véhicules volés à Montréal destinés à l’exportation outre-mer. On ne pourra peut-être pas retrouver le véhicule quand il sera dans un conteneur de bateau sur l’océan, car notre satellite ne le couvre pas. Une fois qu’il aura touché terre, on pourra le repérer », dit-il.

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