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Transaction Horizons-Excel : surprise dans l’industrie

par Alain Thériault | 17 avril 2012 14h08

La transaction Horizons-Excel a provoqué une vague de surprise chez nombre d’acteurs de l’industrie joints par le Journal de l’assurance.
« Il s’agit d’une transaction qui nous plait, a affirmé Guy Couture, vice-président est du Canada de la Financière Manuvie. Je souhaite toutefois qu’Excel conserve son identité puisque c’était un agent général de grande qualité ici au Québec. Il est aussi rassurant que cette consolidation se soit produite entre deux distributeurs plutôt qu’entre un assureur et un distributeur. »

Michel Kirouac, le vice-président et directeur général du Groupe Cloutier, s’est révélé surpris qu’une telle transaction n’ait pas été ébruitée davantage avant sa conclusion. Il estime toutefois qu’elle changera peu de chose dans le paysage quotidien québécois des conseillers financiers. La concurrence sera la même, il s’agit d’un autre agent général, dit-il. « Excel vient toutefois de vendre à un réseau ontarien, dont les actionnaires sont américains. On aurait aimé que cela se fasse au Québec. On perd un joueur important. Ensemble, on aurait amélioré notre présence au Québec. »

La transaction s’inscrit dans le processus normal de consolidation du réseau des agents généraux, dit M. Kirouac. « Tout le monde parle d’acquisition présentement. À la blague, tous les agents généraux se lancent le message de se parler s’ils sont à vendre. » Encore cette semaine, ajoute-t-il, deux assureurs lui ont posé cette question.

Un dirigeant chez un assureur a souligné que la consolidation pourrait être préoccupante à long terme si elle ouvrait la porte à un environnement qui serait contrôlé par cinq ou six gros agents généraux. « Je ne crois pas qu’on soit là pour l’instant, mais on trouve des prévisionnistes chez les assureurs qui imaginent une telle situation et qui s’en inquiètent. »

Vice-président principal distribution de Transamerica Vie Canada, Ray Mackenzie se réjouit de cette transaction qui réunit deux cabinets présents auprès de la classe moyenne, comme l’assureur. Il ne craint pas l’effet de la consolidation. « Il y aura toujours de la place pour les plus petits agents généraux qui choisissent de se spécialiser dans un créneau. Les autres qui veulent croitre devront choisir entre partenariats et fusion. »

SSQ Groupe financier a aussi réagi positivement. « Investissement SSQ et AXA Assurances étaient chacun fournisseur d’Excel. Nous voyons donc d’un bon œil cette transaction », affirme Marie Lamontagne, première vice-présidente, communication et marketing institutionnels chez SSQ.

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