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Un expert en sinistre au sommet de l'Aconcagua

par La rédaction | 15 mars 2017 09h45

Expert en sinistre chez Laguë, Vary & Associés depuis 2008, Alexandre Delorme s’est lancé un défi en 2014: gravir le Mont Kilimandjaro, en Tanzanie. Il s’agissait d’un premier sommet majeur pour cet adepte de trekking, qui a gravi avec succès les 5 895 mètres.

Dès son retour, il se remet à la recherche d’un nouveau défi. Cette fois, il a envie de repousser réellement ses limites. Pas que le Kilimandjaro eut été trop facile… Il arrête son choix sur l’Aconcagua dans la cordillère des Andes, en Argentine. À 6 962 mètres d’altitude, il s’agit du plus haut sommet du monde en dehors de l’Asie.

« On marche à moins de 1 km/h »

L’Aconcagua présente un énorme défi physique, mais aussi psychologique et logistique. Il y a les kilos de matériel et la nourriture pour trois semaines à porter sur son dos. Il y a les rivières glacées à traverser. Les vents à 120 km/h qui ralentissent la marche et soufflent la terre dans les tentes. La chaleur insupportable des premiers jours de marche et le froid mordant de l’altitude.

Le manque d’oxygène qui rajoute un degré de difficulté dans les derniers jours. « On fait un pas, puis on reprend notre souffle. On marche à moins de 1 km/h », indique Alexandre. Le confort n’est qu’un vague souvenir. Des quelques milliers qui tentent son ascension chaque année, entre 30 et 40% seulement plantent leur drapeau au sommet. En janvier 2016, les conditions météorologiques exécrables ont même empêché quiconque d’y parvenir.

« Sortir de sa zone de confort »

Après 14 jours de marche, Alexandre atteint le sommet. Malgré les douleurs et les blessures, il redescend avec un sentiment d’accomplissement incomparable et un regard renouvelé sur ce qui l’entoure. « Sortir de sa zone de confort, c’est une expression populaire, mais on ne réalise pas toujours ce que ça veut dire. En montagne, tu penses à mettre un pied devant l’autre, à ne pas geler, à manger. C’est extrêmement difficile, mais c’est ce qui me reconnecte avec le monde et me ramène à ce qui a vraiment de l'importance », explique l'expert en sinistre.

Un mois plus tard, il a encore quelques orteils engourdis, mais il contemple déjà le prochain sommet à conquérir…

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