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Wealthsimple veut séduire les musulmans pratiquants

par Mathieu Carbasse | 23 août 2017 11h30

Wealthsimple vient de lancer des placements « halal » qui permettent aux clients d'épargner tout en adhérant aux lois de la charia qui interdisent l'investissement dans certaines compagnies et produits financiers. En effet, les musulmans les plus pieux ne doivent pas profiter de certaines formes d'intérêts ainsi que de certaines activités commerciales telles que l'alcool, le tabac et les jeux d'argent.

« Nous voulons permettre à tous de profiter d'une saine vie financière en rendant faciles d'accès les meilleurs produits et conseils d'investissement, mentionne Michael Katchen, président et cofondateur de Wealthsimple. Beaucoup de produits financiers courants sont inaccessibles pour les musulmans pratiquants, alors que bon nombre d'options conformes à la charia sont dispendieuses ou ont des minimums élevés. Nous voulions offrir un portefeuille qui avait tous les avantages de nos autres portefeuilles tout en respectant les pratiques d'investissement islamiques. »

Pas de minimum requis

Le portefeuille halal de Wealthsimple utilise la même stratégie d'investissement passif que les autres portefeuilles de l'entreprise. Il n'y a donc pas de minimum requis dans le compte - les investisseurs peuvent commencer avec aussi peu qu'un dollar - et les frais demeurent constants et sans surprise à 0,40 % et 0,50 % des actifs sous gestion, selon le montant total investi. Les investisseurs peuvent gérer leur compte via la plateforme numérique de Wealthsimple et ont un accès illimité à des conseillers financiers expérimentés par téléphone, courriel ainsi que message texte.

Index islamique ACWI de MSCI

Le portefeuille est composé exclusivement de 50 actions destinées à maximiser la diversification et à suivre de près l'index islamique ACWI de MSCI. Les actions utilisées dans le portefeuille ont été sélectionnées par deux processus de vérification : l'un selon la nature de l'activité commerciale de l'entreprise et l'autre selon les finances de celle-ci. Le premier critère a filtré les compagnies directement impliquées dans des activités défendues telles que l'alcool, le tabac, les jeux d'argent ou l'élevage de porc. Le critère financier filtrait les entreprises tirant un important revenu d'intérêts ou qui profitaient d'un fort effet de levier en s'endettant pour générer des bénéfices.

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