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Fonte des neiges sur les toits : les assureurs attentifs

par Frédérique De Simone | 02 mars 2021 14h30

Le printemps à venir sera le plus doux des 8 dernières années, selon l’Aperçu de MétéoMédia pour les mois de mars, avril et mai.

Les assureurs contactés par le Portail de l’assurance ne prévoient cependant pas de hausse de réclamation liée au poids ou à la fonte des neiges, comme des bris de toitures ou des infiltrations d’eau par le toit, au printemps 2021. « Nos données démontrent que ce type d’incident est moins fréquent pour la saison en cours au Québec comparativement aux années précédentes. Il est toutefois tôt pour se prononcer sur la tendance pour l’ensemble de la saison », explique Nadine Hudon-Paquette, directrice principale de la distribution stratégique et des communications d’Intact Assurance.

« Ces incidents sont habituellement plus fréquents vers la fin de l’hiver en raison de l’accumulation de neige et de glace tout au long de la saison. Il en va de même pour les infiltrations d’eau par le toit, qui surviennent plus fréquemment lors de la fonte des neiges », précise-t-elle.

À part quelques chutes de neige dans les dernières semaines, « nous n’avons pas eu d’épisode de gel/dégel ou même de pluie comme d’autres années », dit, pour sa part, Valérie Lamarre, porte-parole de Desjardins.

« C’est une année tout à fait comparable aux précédentes pour les effondrements de toitures ou les infiltrations d’eau », dit-elle. Elle avise toutefois que l’assureur n’a pas compilé les données de février, et que les résultats finaux sortent généralement au printemps. Le mois de mars connait généralement davantage de périodes de redoux, comme ce fut le cas pour le 28 février et le 1er mars 2021.

« Même si le temps doux est de retour au Canada après plusieurs semaines d’absence, cela ne veut pas dire que nous en avons terminé avec les soubresauts de l’hiver », nuance Chris Scott, directeur de la météorologie à MétéoMédia.

Le son de cloche est le même chez Beneva. Il n’y a pas de hausse de réclamations en lien avec des effondrements de toitures ou des dégâts d’eau par le toit, par rapport aux années précédentes, confirme Danielle Rioux, conseillère en communication et relations publiques pour Beneva. « La situation pourrait toutefois évoluer au cours des prochaines semaines », ajoute-t-elle.

Les cas d’infiltration d’eau en hausse

Chez les restaurateurs après sinistres, le portrait ressemble à celui des assureurs. Le volume des sinistres n’est pas, pour le moment, inhabituel, mais les professionnels en après sinistre demeurent attentifs.

« Nous avons eu très peu de mandats de toitures cette année comparativement aux années antérieures. Le peu de neige tombée au Québec à éviter les problèmes d’effondrement, du moins chez Steamatic », dit Nancy Raymond, présidente de ce réseau de franchisés, au Portail de l’assurance.

Elle confie toutefois que son entreprise a commencé à recevoir un bon nombre de réclamations pour des cas d’infiltration d’eau par la toiture due aux redoux « autant au niveau du résidentiel qu’au commercial », dit-elle.

« Nous constatons qu’il s’agit d’une année spectaculaire au niveau des barrages de glace, mais, heureusement, pas encore au niveau des effondrements de toits », dit Éric Rousseau, vice-président du développement pour le Québec chez GUS.

« Le cocktail, des dernières semaines, de pluie, de températures douces suivies de fronts froids, en est la cause. En regardant les prévisions météo annoncées, la situation risque d’être problématique et nous nous attendons à être occupés dans plusieurs régions du Québec, particulièrement si les propriétaires n’effectuent aucun dégagement préventif de leur toiture », poursuit-il.

Les immeubles résidentiels sont généralement touchés par ces phénomènes ; comme les toitures des immeubles commerciaux sont habituellement plates, elles sont beaucoup moins propices à la formation de barrages de glace, termine M. Rousseau.

Clémence pour l’est du Canada

Un printemps rassurant est attendu pour le Québec et l’Ontario, dit MétéoMédia. Il y aura des températures près ou légèrement au-dessus des normales de saison.

Quelques bonnes tempêtes printanières apporteront des précipitations supérieures à la normale pour les Grands Lacs et la vallée du Saint-Laurent.

En revanche, le nombre de journées avec des précipitations se situera entre 35 et 45 jours, soit près des normales.

Avec un faible contenu en eau dans le couvert de neige actuel, le risque d’inondations est plutôt mineur pour le printemps 2021.

Du côté des provinces de l’Atlantique, bien que plusieurs tempêtes toucheront la région, le couvert de neige est actuellement inférieur à la normale, la menace d’inondations printanières est faible.

L’ouest à risque

L’est du Canada sera choyé ce printemps avec des températures douces ou près des normales. En contrepartie, les provinces de l’Ouest subiront davantage les descentes d’air polaire gardant les températures sous les normales pour la saison », note Chris Scott.

Le printemps débutera lentement pour la Colombie-Britannique. Un printemps plutôt tardif entraine un risque élevé d’inondations. Un scénario qui risque de se produire également dans les Prairies canadiennes, avise MétéoMédia.

Le temps doux fera son arrivée plus tard en avril.

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