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80 % des entreprises québécoises de 50 employés et moins n’ont pas d’assurance collective

par Alain Thériault | 06 février 2017 07h00

Photo : iStock

Une étude de LIMRA révèle que 19 % des PME québécoises de moins de 50 employés sont dotées d’assurance collective.

Les chiffres de LIMRA datent toutefois de 2011. Robert Dumas, président de la Financière Sun Life au Québec, en a dévoilé la teneur au Journal de l’assurance. Il dit toutefois croire que ceux-ci sont encore d’actualité cinq ans plus tard.

M. Dumas a aussi partagé d’autres résultats avec le Journal de l’assurance : 72 % des employeurs canadiens de 50 à 99 employés offrent une forme ou une autre de garantie santé. Cette proportion chute à 53 % chez les employeurs de 20 à 49 employés, 34 % pour ceux de 10 à 19 employés et 24 % pour ceux de cinq à neuf employés.

Avec ses données en main, plus l’analyse interne que Sun Life a réalisé, M. Dumas dit voir un fort potentiel de développement en assurance collective dans les données de LIMRA.

« Les PME du Québec assurées dans une proportion de 19 %, c’est peu en regard de la moyenne des PME canadiennes, qui atteint 40 % d’entreprises assurées. Dans les Maritimes, près de la moitié des PME de moins de 50 employés proposent des garanties collectives à leurs employés », a-t-il commenté.

Comment expliquer le retard des PME québécoises sur la moyenne canadienne ? « Au Québec, nous avons le Régime général d’assurance médicaments de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Comme l’assurance médicaments est le volet de l’assurance collective le plus valorisé par les employés et que l’employeur craint la hausse des couts des médicaments, plusieurs incitent leurs employés à adhérer au régime de la RAMQ plutôt que de les couvrir », dit M. Dumas.

Il estime que les chiffres de LIMRA indiquent un marché potentiel en assurance collective, surtout dans la région de Québec, où le taux de chômage ne dépasse pas 4 %. « Les employeurs se demandent comment retenir les gens qu’ils forment. Ils mettront l’accent sur les avantages sociaux lorsque le marché le requiert. Notre industrie doit cibler les zones où le taux de chômage est très bas. C’est le cas de la Ville de Québec et de tout l’axe au sud du Saint-Laurent, de Montréal à Lévis, en passant par Montmagny et la Beauce. »

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