Canada Vie a lancé début septembre un régime enregistré d’épargne-études (REEE) autogéré parrainé par un employeur. C’est donc dire que ce dernier peut cotiser au régime de son employé qui souscrit à un REEE via son régime collectif.

Les cotisations au REEE sont déduites à la source de la source de la paie du participant au régime collectif et d’avantages sociaux d’un employeur qui traite avec Canada Vie. La souscription du produit se fait en ligne, ce qui en fait un produit 100 % numérique.

Pourquoi offrir un REEE de cette façon ? « Nous regardons les besoins de participants de nos régimes pour répondre à leurs besoins en matière de santé financière, physique et mentale. Un besoin marqué que nous avons entendu de nos participants est l’éducation de leurs enfants qui est couteuse. On s’est alors demandé comment nous pouvions intégrer cela à nos régimes. D’où l’idée d’offrir un REEE parrainé par l’employeur », relate Marie-Pierre Tremblay, directrice générale, développement des marchés du Québec, client collectif, de Canada Vie.

L’assureur s’est aussi penché sur les raisons pour lesquelles les participants à ses régimes collectifs n’adhéraient pas à un REEE alors qu’ils disaient s’inquiéter de ne pas avoir assez d’argent pour aider leurs enfants à payer leurs études postsecondaires.

« Nous y avons vu que les formulaires pour souscrire le produit sont complexes. C’est pourquoi nous en sommes arrivés à un processus simplifié, d’autant plus que nous avions l’infrastructure pour soutenir le tout. Aussi, au Canada, 61 % des emplois nécessitent une formation postsecondaire. Ça devrait bientôt passer à une proportion de deux employés sur trois. C’est une raison supplémentaire, car nous répondons à un besoin de masse », dit Mme Tremblay.

Un moyen de rétention des employés

La directrice de Canada Vie ajoute que cette offre répond à une demande des employeurs toujours à la recherche de façons novatrices pour conserver leurs employés. « Avec un produit 100 % numérique, on permet à l’employeur de contribuer. Il n’y est pas obligé. C’est à sa discrétion. La portion de l’employeur sera d’ailleurs un avantage imposable pour le participant », spécifie Mme Tremblay.

Canada Vie mise aussi sur des frais de gestion minimes. Ce taux varie entre 1,15 % pour l’indice TD et jusqu’à 1,5 % pour le fonds d’éducation cible par défaut. Dans ce dernier cas, le REEE se comporte comme un fonds à date cible, où le gestionnaire répartit les actifs en fonction du moment auquel l’investisseur prévoit commencer à faire des retraits. Il évolue toutefois en fonction de la date où l’étudiant aura besoin des fonds.

« Nous ne sommes pas dans le modèle de frais des autres joueurs en REEE qui combinent les frais au rendement de leurs investissements ou du nombre de boursiers enregistrés », dit Mme Tremblay.

Elle ajoute que le REEE offert par Canada Vie est un vrai régime autogéré. « Ce n’est pas un régime collectif d’épargnes-études. Ça demeure un régime autogéré offert individuellement. En l’incluant dans le package de l’employeur, ça permet aux employés de n’avoir qu’un système pour gérer le tout, notamment s’ils ont leur régime de retraite avec nous. »

Pourquoi une adhésion 100 % en ligne ?

Pourquoi Canada Vie mise-t-elle sur un modèle 100 % en ligne ? « Comme tous les produits collectifs auprès des assureurs tels que les REER ou CELI collectifs ou les régimes de retraite à cotisations déterminées, le participant peut adhérer par lui-même. Il obtient l’information nécessaire sur le produit, notamment l’information prescrite par les Lignes directrices pour les régimes de capitalisation sur le site web de Canada Vie », indique l’assureur.

Un conseiller peut-il faire partie de l’équation ? Au besoin seulement, indique l’assureur. « Un participant de régime peut contacter un conseiller aux participants de l’équipe Conseils et solutions aux participants de Canada Vie, qui détient les permis nécessaires en assurance de personne pour donner des conseils », précise Canada Vie.

Mme Tremblay a aussi énoncé d’autres avantages à ce que le tout se fasse numériquement. « Du côté des avantages sociaux, tout ce qui est papier est lourd d’administration. Bien, souvent, il manque une signature quelque part et il y a des oublis. Ça crée des délais. Il se perd ainsi un temps précieux à promener des formulaires. »

La directrice de Canada Vie ajoute que la pandémie de la COVID-19 a amené l’industrie à prendre le virage numérique. « De plus, les employeurs nous demandent de limiter le papier. D’autant plus qu’en 2020, les signatures électroniques sont accompagnées de procédures sécurisées et reconnues », dit-elle.

Testé sur les employés de Canada Vie

L’assureur a aussi rodé son produit auprès de ses employés pendant un temps. « Plusieurs employés se sont prévalus. On a vu un engouement dès les premiers jours qu’on l’a lancé. Nos gens ont aimé que le processus se fasse en dix minutes », relate Mme Tremblay. L’assureur n’a toutefois pas été en mesure de préciser combien d’employés se sont prévalus de l’option.

Quelques détails supplémentaires

• Les employeurs peuvent ajouter sans frais le REEE de Canada Vie à leur programme d’avantages sociaux.

• Les employés peuvent choisir un régime familial ou individuel, dans le cadre duquel ils peuvent cotiser autant qu’ils le veulent au moyen de retenues salariales, par débit préautorisé ou au moyen de services bancaires en ligne.

• Les cotisations des employés sont versées dans un fonds conçu de façon à réduire automatiquement le risque d’une perte de valeur à l’approche du début des études postsecondaires des bénéficiaires.

• Les amis et la famille peuvent aussi verser des cotisations directement, ou même ouvrir un REEE secondaire.

• Les employés sont invités à bénéficier des subventions applicables, notamment :

  • La Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) – qui offre 1 $ par tranche de 5 $ que verse l’employé. Cela représente un rendement garanti de 20 %, jusqu’à concurrence de 500 $ par année et d’un maximum de 7 200 $.
  • Le Bon d’études canadien (BEC), qui vise les Canadiens à faible revenu, offre une subvention initiale pouvant aller de 500 $ à 2 000 $, seulement pour l’ouverture d’un compte du REEE – aucune cotisation n’est requise.

• Les cotisations, la croissance potentielle des placements et les intérêts composés croissent ensuite en franchise d’impôt jusqu’à ce que le bénéficiaire retire les fonds pour s’inscrire à un programme de formation admissible.

• Le moment venu, les participants profitent d’un processus de retrait simplifié et de formulaires simples pour transférer les fonds au bénéficiaire.