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Changements climatiques : les ACVM veulent mieux informer les investisseurs

par Charles Mathieu | 21 août 2019 11h30

Photo: Freepik

Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont voulu clarifier certains points de leur politique en lien avec la diffusion d’information sur les risques que posent les changements climatiques.

« Bon nombre d’investisseurs souhaitent obtenir de l’information de meilleure qualité sur les risques, occasions, répercussions financières et processus de gouvernance importants associés au changement climatique », affirme Louis Morisset, président des ACVM et président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers.

Outre l’intérêt des investisseurs face aux répercussions des changements climatiques, les ACVM ont remarqué que d’après un échantillon de 78 émetteurs, 22 % ont offert de « l’information passepartout » concernant les risques des changements climatiques. De plus, aucune information n’était disponible sur le sujet pour 22 % des émetteurs évalués.

L’information transmise par les compagnies dans leurs documents publics pourrait inclure, par exemple, des cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) ou, tel qu’indiqué dans l’avis, « une évaluation des implications commerciales éventuelles des risques et occasions liés au changement climatique selon divers scénarios ».

« Les efforts visant à atténuer les effets du changement climatique et à s’y adapter peuvent faire naitre des occasions pour les émetteurs, notamment l’utilisation efficiente et économique des ressources, le rehaussement des processus actuels ou l’adoption de sources d’énergie à faible émission, le développement de nouveaux produits et services, l’accès à de nouveaux marchés et la résilience intégrée dans toute la chaine d’approvisionnement », ajoutent les ACVM.

Deux types de risques

Deux types de risque ont été mis de l’avant dans l’avis des ACVM. D’une part, les risques physiques aigus ou chroniques (qui dépendent de la gravité des évènements) et, d’autre part, des risques de transition. Ces derniers comprennent les risques « réputationnels, de marché, règlementaires, politiques, juridiques et technologiques », peut-on lire dans l’avis.

Des conséquences peuvent en découler, comme une hausse des couts d’assurance, une augmentation des tarifs règlementaires en raison d’une trop grande émission de GES et une interruption de la chaine d’approvisionnement et de l’exploitation en raison d’un évènement climatique.

« Le présent avis se veut uniquement un outil informatif visant à aider les émetteurs à respecter leur obligation de présenter les risques importants liés au changement climatique. [...] Lorsque les émetteurs présentent de l’information de meilleure qualité sur les risques, les émetteurs et les investisseurs peuvent évaluer plus facilement ceux liés au changement climatique, et les investisseurs sont davantage en mesure de prendre des décisions éclairées », affirment les ACVM par voie de communiqué.

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