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Courtiers et directs conservent leur part de marché

par Hubert Roy | 25 août 2009 15h50

Les assureurs à courtage et les assureurs directs ont conservé leur part de marché en assurance automobile en 2008. C'est ce que révèle le Rapport sur la tarification en assurance automobile 2008 de l'Autorité des marchés financiers.Les assureurs directs ont toutefois l'avantage sur les assureurs à courtage en détenant 52 % du marché automobile au Québec, contre 48 % pour les courtiers. Les deux modes de distribution conservent ainsi les mêmes parts de marché qu'en 2007. Le marché de l'assurance automobile au Québec représente un volume de primes de plus de trois milliards de dollars.

Les assureurs directs continuent à dominer l'assurance aux particuliers. Ils possèdent 58 % de ce marché, contre 42 % pour les courtiers. Il s'agit de la même répartition qu'en 2007.

Le courtage domine

En assurance aux entreprises, ce sont les courtiers qui dominent. Ces derniers ont même repris un point de pourcentage de parts de marché aux assureurs directs de 2007 à 2008. En 2008, les courtiers possédaient 84 % du marché automobile de l'assurance aux entreprises, contre 16 % pour les assureurs directs.

Dans son rapport, l'Autorité détaille aussi quel mode de distribution domine chaque type de véhicule. Les assureurs directs ont ainsi la plus grosse part du gâteau des véhicules de tourisme. Ils possèdent 59 % de ce marché, contre 41 % pour les courtiers. Cette répartition était la même en 2006 et en 2007.

Pour les motocyclettes, ce sont les courtiers qui sont dominants avec 69 % des parts de marché, contre 31 % pour les assureurs directs. Les courtiers ont toutefois essuyé un recul en 2008 dans le marché des motocyclettes. En 2007, ils possédaient 71 % de ce segment.

Les assureurs à courtage possèdent aussi 58 % du marché des motoneiges, contre 42 % pour les directs. Pour les véhicules tout-terrains, les assureurs directs ont un léger avantage sur les courtiers avec 51 % du marché, contre 49 % pour les courtiers. Ces chiffres sont identiques à ceux de 2007.

Pour les véhicules utilitaires utilisés à des fins professionnelles, les courtiers ont 79 % du marché, contre 21 % pour les assureurs directs. Ces derniers retrouvent ainsi leurs parts de 2006, alors qu'ils avaient régressé à 19 % dans ce segment en 2007.

Changement

Un important changement s'est opéré pour les véhicules publics, qui englobent entre autres les véhicules des écoles de conduite. Les assureurs à courtage y possèdent 58 % du marché, contre 42 % pour les assureurs directs. En 2007, la domination était inversée. Les assureurs directs possédaient 56 % de ce marché, contre 44 % pour les assureurs à courtage.

Pour les autres risques, les assureurs à courtage en possèdent 88 %, contre 12 % pour les assureurs directs. Les assureurs à courtage ont ainsi repris un point de pourcentage aux directs dans ce segment d'affaires par rapport à 2007.

Concentration

La concentration en assurance automobile semble avoir atteint sa maturité. Les chiffres de 2008 sont pratiquement identiques à ceux de 2006 et 2007. Ainsi, en 2008, les 15 principaux assureurs possédaient 94 % du marché.

ING Canada (qui est devenu Intact Corporation financière en 2009), Desjardins Groupe d'assurances générales et AXA Canada constituent encore le trio de tête des assureurs automobiles présents au Québec. Les neuf premiers assureurs sont d'ailleurs demeurés les mêmes de 2007 à 2008. La fin du top 15 a toutefois subi quelques changements. Wawanesa gagne un rang grâce à une croissance de 9 % de son volume de primes et pointe en 13e place. SSQ Assurances Générales a aussi affiché une croissance de 9 %, ce qui lui permet de conserver le neuvième rang.

Pour sa part, Co-operators, qui possède L'Union Canadienne, conserve le septième rang malgré un recul de 5 % de son volume de primes.

Deux assureurs ont toutefois souffert au Québec au cours de la dernière année. Allstate passe du dixième au douzième rang après avoir vu ses primes automobiles diminuer de 9 % de 2007 à 2008. Pour sa part le Groupe Economical passe du 13e au 14e rang après avoir perdu 23 % de ses primes en assurance auto au Québec de 2007 à 2008.

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