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Des pertes en baisse pour le transport maritime mondial, selon Allianz

par Mathieu Carbasse | 30 mars 2015 09h42

En 2014, les disparitions de navires de 100 tonnes et plus ont diminué, poursuivant une tendance à la baisse à long terme. C’est ce que révèle un rapport d’Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) qui a dénombré 75 unités rapportées comme perdues, 2014 faisant figure de l’année la plus sûre pour le transport maritime depuis 10 ans.

Ainsi, les pertes ont diminué de 32 % par rapport à l’année précédente. Depuis 2005, les pertes liées au transport maritime ont même diminué de 50 %. En 2014, plus d’un tiers des pertes totales concernaient deux régions maritimes : la Chine du Sud, l’Indochine, l’Indonésie et les Philippines (17 navires) et le Japon, la Corée et la Chine du Nord (12 navires). À noter que la région de la côte est des États-Unis n’a pas enregistré la moindre perte totale en 2014, et ce, pour une deuxième année consécutive.

Les cargos et bateaux de pêche représentaient plus de 50 % de l’ensemble des pertes. Sept navires à passagers ont également été totalement perdus, ce qui représente près de 10 % des pertes totales. Parmi les causes les plus fréquentes, les immersions totales représentent 65 % des pertes (49 navires). Suivent les naufrages (13) et les incendies et explosions (4).

Autre menace pour le transport maritime : les ports et les bateaux deviennent des cibles pour d’éventuels cybercriminels. « Une cyberattaque pourrait affecter les systèmes de navigation électroniques, et pourrait conduire à une perte totale, en impliquant plusieurs navires d’une même entreprise », a déclaré le capitaine Andrew Kinsey, consultant en risque maritime chez AGCS.

D’autres scénarios pourraient concerner des cyberattaques visant un port important, des terminaux, ou des données confidentielles. Ces attaques pourraient également entraîner des coûts d’interruption d’affaires importants.

Enfin, d’autres risques font figure de défis à venir pour les assureurs du secteur, notamment la dépendance excessive à la navigation électronique qui pourrait conduire à des catastrophes coûteuses, la hausse des incertitudes géopolitiques ou encore les risques de piraterie qui se déplacent de l’Afrique à l’Asie.

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