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Des phénomènes météorologiques violents attendus dans le Sud des États-Unis

par Mathieu Carbasse | 22 juillet 2015 10h53

Dans son dernier rapport, Munich Re révèle que les épisodes météorologiques violents enregistrés depuis le début de l’année dans le Sud des États-Unis devraient se poursuivre.

photo_web_1772Le début de 2015 a été marqué par le tremblement de terre au Népal et par la canicule qui a touché l'Inde et le Pakistan. Ces deux catastrophes naturelles sont responsables du décès de quelque 12 000 personnes. Au total, ce sont plus de 16 000 personnes qui ont perdu la vie dans une catastrophe naturelle lors des six premiers mois de l'année. Le nombre de victimes des catastrophes naturelles est beaucoup plus élevé que l'année précédente (2 800), mais reste toutefois inférieur à la moyenne des 30 dernières années (27 000).

Les pertes globales et assurées étaient inférieures aux valeurs moyennes à long terme. Le montant total des pertes subies au premier semestre de 2015 s’élève ainsi à 35 milliards de dollars américains (G$), alors que la valeur moyenne des 30 dernières années est d'environ 64 G$. Pour cette année, les dommages assurés ont atteint 12 G$ aux États-Unis, comparativement à une moyenne de 15 G$ à long terme.

« Ces catastrophes nous montrent une fois de plus que la vulnérabilité aux catastrophes naturelles doit être réduite, en particulier dans les pays émergents et en développement. Il est nécessaire tout d'abord de s’assurer que les gens sont mieux protégés, mais aussi de limiter les pertes au niveau le plus bas possible », a déclaré Torsten Jeworrek, chargé d'affaires mondial chez Munich Re.

Cette année, El Niño a atteint un niveau "modéré à fort", provoquant orages violents et tornades dans le sud des États-Unis. En outre, des cyclones tropicaux de forte intensité se produisent dans le Pacifique, alors que le développement d’ouragans dans l'Atlantique Nord a tendance à diminuer.

« Les tendances pour 2015 laissent entrevoir un grand nombre de phénomènes météorologiques violents dans le Sud des États-Unis, et peu d'activité liée aux ouragans dans l'Atlantique Nord », a expliqué Peter Hoppe, chef de recherche à Munich Re.

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