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FCT veut faire progresser l’assurance titres au Québec au-delà du 15 % de pénétration actuelle

par Hubert Roy | 05 mai 2017 07h00

Zsolt Névery | Photo : Réjean Meloche

Au Québec, 15 % des transactions immobilières ont une assurance titres. Ce n’est pas assez aux yeux de Zsolt Névery, chef de l’exploitation, Québec, de FCT Canada.

Entré en poste il y a six mois, M. Névery est responsable des activités du Québec de FCT. Le Québec est la seule province où FCT dédie une structure de direction provinciale. Pour les autres provinces, les activités sont toutes dirigées depuis le siège social, situé à Oakville, en Ontario.

FCT dédie ainsi entre 90 et 100 personnes au marché du Québec. On en retrouve 40 qui œuvrent sur le terrain, 40 aux bureaux de Montréal, 40 à Moncton et une dizaine d’autres qui travaillent depuis Oakville, mais sont totalement dédiés au marché du Québec. Grâce à cela, 100 % des dossiers de l’assureur sont traités au Québec.

« Nous sommes intégrés verticalement au Québec. Ce n’est pas le cas de nos concurrents dans le marché de l’assurance titres. Avoir une place d’affaires au Québec fait aussi une différence », dit M. Névery.

FCT est ainsi active sur trois marchés : l’assurance titres dans le cadre du refinancement hypothécaire auprès des prêteurs, l’assurance titres pour l’acheteur commercial et l’assurance titres pour le marché des particuliers. C’est ce dernier marché que M. Névery souhaite faire connaitre davantage aux Québécois.

50 000 professionnels

« On traite avec 50 000 professionnels, qu’ils soient juristes, avocats, notaires, courtiers hypothécaires ou courtiers immobiliers. On travaille aussi avec des gens qui font du recouvrement », dit-il.

Et les perspectives sont bonnes au Québec pour développer l’assurance titres. Il estime qu’environ 15 % des transactions immobilières réalisées au Québec ont une assurance titres dans le marché des particuliers. C’est beaucoup moins qu’en Ontario, souligne-t-il. Le marché ontarien a toutefois une particularité, soit l’obligation des avocats de parler de l’assurance titres à leurs clients. Ces derniers ne sont pas obligés de l’acheter, mais ils en ont au moins entendu parler, fait remarquer M. Névery.

Quant à la prime, elle se chiffre à environ 200 $ pour le particulier. Le tarif augmente lorsque la valeur d’une propriété dépasse la barre du demi-million de dollars. « Le marché est exponentiel au Québec. C’est pourquoi on y investit, notamment en participant à divers évènements liés à l’immobilier. »

Même si le produit a fait ses preuves au fil du temps, pourquoi les gens n’en achètent-ils pas plus ? Le produit demeure encore méconnu, souligne M. Névery. Il n’a pas été publicisé au même titre que l’assurance auto, habitation ou voyage.

« C’est à nous de le faire connaitre et d’en parler plus souvent. Je me suis donné comme mission de le véhiculer davantage. Ce sera ensuite au public de décider si notre offre de service est valable. Nous, on trouve que c’est un filet de sécurité abordable », dit-il.

Le produit offre une protection contre une multitude de risques : erreurs dans le compte de taxes, empiètement sur une servitude, conversion non déclarée ou encore fraude sur le titre immobilier et usurpation d’identité. Et pour être indemnisé, il n’y a pas à attendre la preuve de la faute. Il faut tout simplement présenter une preuve de réclamation. 

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