Mario Albert, PDG de Finance Montréal, affirme que nombreux sont ceux estimant que le secteur des services financiers aura une configuration très différente d’ici une décennie.

L’assurance n’est peut-être pas aussi menacée que les services bancaires, où les modes de transfert d’argent seront passablement révisés, dit-il. Certes, l’assurance semble plus imperméable aux changements technologiques que bien d’autres secteurs.

Le défi de l’innovation est toutefois similaire, peu importe le secteur d’activité. Pour les « organisations ambidextres », il faut arriver à maintenir les lignes d’affaires tout en accentuant les efforts afin de suivre l’évolution technologique.

« Ce n’est pas toujours facile à concilier », dit-il. Dans le secteur bancaire, Apple a lancé son système de paiement par carte de crédit avec de grandes banques canadiennes en permettant aux consommateurs de régler des transactions avec leur téléphone.

En assurance, on sent davantage la pression du côté de l’utilisation des métadonnées, la télémétrie, etc. Bien d’autres fournisseurs de plus petite taille que le géant de Cupertino peuvent soumettre des nouveautés fortes intéressantes aux assureurs qui ne remettront pas en cause leurs pratiques, mais les simplifieront.

Parmi les membres de Finance Montréal, Mario Albert admet que certains ne sont pas rendus au même niveau que d’autres en matière de culture d’innovation. Des organisations préfèrent attendre de voir ce qui marche chez les concurrents avant de modifier leurs pratiques.