Une nouvelle étude suggère que l’année 2024 sera une année d’élections à enjeux élevés à travers le monde. Le nombre total d’élections nationales sera ainsi 14 % plus élevé, passant de 56 en 2023 à 64 en 2024. Selon le groupe de réassurance spécialisé Chaucer, cette évolution entraînera une augmentation de la demande d’assurance contre les risques politiques.
« Les pays ayant des élections en 2023 ont un produit intérieur brut (PIB) combiné de 9,89 milliards de dollars. Ce chiffre va plus que quadrupler pour atteindre un PIB combiné de 40,79 milliards de dollars en 2024. Cette augmentation du PIB combiné représente un bond de 9,8 % à 40,6 % du PIB mondial qui se rendra aux urnes l’année prochaine », écrivent les chercheurs de Chaucer. « Lorsque les gouvernements peinent à payer leurs factures, le risque que les entreprises voient leurs contrats avec le secteur public soudainement annulés ou impayés s’accroît. Les entreprises s’assurent de plus en plus contre le défaut de paiement des gouvernements en souscrivant une assurance contre l’inexécution des contrats. »
Les chercheurs soulignent que la fréquence des annulations de contrats augmente après un changement de gouvernement. « Les investisseurs craignent également qu’un gouvernement potentiel soit moins enclin à payer ses créanciers. La perspective d’un gouvernement ouvert au défaut de paiement laisse à ceux qui ont de l’argent en jeu peu d’options, si ce n’est d’obtenir une couverture contre le risque politique pour protéger leurs intérêts », notent-ils.