Selon un rapport de LexisNexis Risk Solutions intitulé Trust and Collaboration as Foundation to Fight Fraud : Keeping Good Customers Safe, les attaques d’origine humaine ont augmenté de 20 % en 2022 par rapport à 2021 en raison de la réouverture des économies. 

Au Canada, 80 % des transactions numériques se font par le biais d’un moyen de communication mobile, indique le rapport. Le pays a ainsi connu un taux d’attaque par navigateur mobile particulièrement élevé de 5,1 %, comparé au taux d’attaque par navigateur mobile de 2,7 % à l’échelle mondiale.

Selon le rapport, les taux d’attaque les plus élevés dans les services financiers canadiens se sont produits lors de l’ouverture de nouveaux comptes (5,2 %) et des paiements (5,8 %), tandis que le secteur canadien du commerce électronique a connu une augmentation considérable de 183 % d’attaques par robots.

Le rapport indique que les institutions financières ont subi toute une série d’attaques, allant de la réinitialisation frauduleuse de mots de passe à des tests de cartes de crédit.

Au niveau mondial, les transactions dans les services financiers ont augmenté de 29 % entre janvier et décembre 2022. Au cours de la même période en Amérique du Nord, le taux d’attaques d’origine humaine a augmenté de 31 % dans le secteur financier, qui a également connu une hausse de 23 % des attaques automatisées par des bots. 

Toutefois il y a de l’espoir, selon l’étude, car les modèles de détection des escroqueries optimisés par l’apprentissage automatique affichent des taux de détection élevés. De plus, les collaborations en matière de partage de renseignements en temps réel empêchent les attaques répétées des réseaux de fraudeurs organisés.

« La croissance du volume des robots au Canada a été substantielle, et certaines industries, comme les services financiers, ont connu des taux d’attaque parmi les plus élevés au monde », a déclaré Alanna Shuh, directrice de la stratégie de fraude et d’identité pour le Canada, LexisNexis Risk Solutions. 

« Il est clair que les organisations qui utilisent un consortium mondial de renseignements qui superposent des solutions à chaque point de contact avec le consommateur sont mieux équipées pour arrêter la fraude sur sa lancée, surtout si l’on tient compte de la taille et de la complexité croissantes des réseaux de fraude à l’échelle mondiale », dit-elle.