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La Capitale acquiert York Fire & Casualty

par La rédaction | 29 septembre 2008 14h08

Avec l’acquisition de York Fire & Casualty, La Capitale assurances générales fait son entrée dans le marché IARD par courtage hors Québec. Cet assureur, majoritairement direct au Québec, traitera ainsi avec un réseau de plus de 200 cabinets de courtage, répartis dans plus de 350 bureaux en Ontario et en Alberta.

C’est le 25 août dernier que La Capitale a annoncé l’acquisition de cette filiale de Kingsway Financial Services. Elle offre des produits d’assurance automobile et habitation ainsi que des produits d’assurance pour les entreprises.

L’assurance aux entreprises sera d’ailleurs l’axe de développement que La Capitale entend utiliser pour faire croître sa nouvelle acquisition, a révélé John Strome, président et chef de l’exploitation de La Capitale assurances générales. « Il nous reste encore des analyses à compléter pour s’assurer que c’est la chose à faire, mais si c’est le cas, le petit commercial est le segment que nous développerons en premier », a-t-il ajouté.

York Fire & Casualty compte un volume de 8 M$ en assurance aux entreprises sur un volume total de 122 M$. La Capitale vise à faire croître ce portefeuille de 10 % par année au minimum, la cible qu’elle se fixe d’ailleurs pour toutes ses activités.

Selon Robert St-Denis, président et chef de l’exploitation de La Capitale groupe financier, l’acquisition de York Fire constitue un premier pas au sein du marché hors Québec de l’assurance générale. Cet achat tombe à point dans le développement des affaires de l’entreprise. M. St-Denis dit que La Capitale assurances générales voulait faire son entrée dans le reste du Canada avant la fin de cette année.

Mais avant l’entente avec York Fire, faute de vendeurs potentiels, La Capitale ne fermait pas la porte à l’idée de partir à zéro dans le marché ontarien. Avant l’acquisition, « nous avions déjà commencé les démarches de demandes de permis pour que La Capitale puisse exercer à l’extérieur du Québec », affirme M. St-Denis.

Le président admet toutefois que l’achat de York Fire fournira une base solide qui facilitera le développement des activités, ajoutant que c’est un risque de n’être présent qu’au Québec. « Nous sommes dans un monde de géants », lance-t-il. L’année dernière, La Capitale a généré 458 M$ de primes en IARD dans une industrie où les dix principaux joueurs canadiens en recueillent de 1,5 à 4,1 G$. Cette acquisition porte le nouveau volume de La Capitale en assurances générales à 580 M$.

Au plan de la distribution, La Capitale conservera le même réseau de courtiers avec lequel York Fire fait déjà affaire. M. St-Denis affirme que York Fire restera indépendante, ses activités n’étant pas intégrées à une autre entité. York gardera donc sa propre direction qui sera chapeautée par La Capitale assurances générales.

Par contre, le dirigeant de York Fire, Colin Simpson, quittera la présidence pour ne garder que son poste de vice-président exécutif au sein de Kingsway Financial Services. M. Strome affirme que la présidence de York Fire restera à combler.

La Capitale acquiert un assureur qui affiche des résultats en baisse depuis 2006. Ainsi, les 122 M$ de primes encaissées en 2007 représentent une baisse de 29 % par rapport à 2006. L’année 2007 s’est soldée par une perte technique de 3,7 M$ et une perte nette de 582 000 $, selon les données compilées par MSA Research.

Le portrait de 2006 était semblable : perte technique et primes en baisse par rapport à 2005. Le premier semestre de 2008 affiche aussi la même allure. L’actionnaire Kingsway a affirmé que la période s’est soldée par des résultats techniques négatifs, dont le chiffre n’a pas été dévoilé.

Shaun Jackson, le PDG de Kingsway, justifie la vente de sa filiale par le désir de mobiliser les ressources de l’entreprise sur ses activités principales, soit les risques spécialisés ainsi que l’industrie du transport.

« Nous avons confiance en nos capacités de redresser les résultats financiers de York Fire », a dit M. Strome. Ce sont surtout les frais d’administration qui causent problème, a-t-il précisé. En effet, le ratio des frais est passé de 21,6 % en 2005 à 39,2 % l’an dernier.

Kingsway prévoit recevoir un revenu brut de 95 M$ à la suite de cette transaction. Quant à Robert St-Denis, il a préféré ne pas s’avancer sur ce sujet tant que la transaction n’aura pas reçu l’aval des autorités réglementaires canadiennes.

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