MENU

La Capitale se retire du marché de l’assurance de remplacement

par Hubert Roy | 15 août 2017 07h00

Photo : Freepik

L’achat du Groupe PPP par iA Groupe financier a entrainé le retrait de La Capitale assurances générales du marché de l’assurance de remplacement.

C’est à l’automne que le Groupe PPP est passé dans le giron d’iA. PPP était l’administrateur du programme d’assurance de remplacement de La Capitale. PPP s’occupait notamment des relations avec les concessionnaires automobiles pour le compte de La Capitale.

Ce changement a forcé La Capitale à amorcer une réflexion sur sa présence dans le marché de l’assurance de remplacement, relate François Dumas, vice-président actuariat, assurances et à l’intelligence d’affaires. « Pour poursuivre, nous aurions du développer notre propre système de gestion des polices. Ça représentait un grand investissement, surtout considérant que la durée moyenne en assurance de remplacement est de cinq ans et peut aller jusqu’à huit ans. Nous avons choisi d’investir dans d’autres projets », a-t-il expliqué en entrevue au Journal de l’assurance.

Tous les contrats seront respectés

La Capitale respectera tous les contrats qu’elle a vendus via PPP, précise M. Dumas. « Nous sommes en mode run-off. Nous avons dû bâtir un système pour gérer le tout. Ça a demandé un investissement pour mettre ce système en place. Ce n’est toutefois comparable en rien à ce qu’il aurait fallu investir pour demeurer dans le marché de l’assurance de remplacement. Nos derniers contrats ont été vendus en mars », dit M. Dumas.

La Capitale était dans le marché de l’assurance de remplacement depuis 2010, soit dès le moment où il a été considéré comme un produit d’assurance. L’assureur était aussi présent depuis 2006 dans le marché de la garantie de remplacement, prédécesseur de l’assurance de remplacement. M. Dumas estime que la part de marché de La Capitale dans le marché de l’assurance de remplacement au Québec était d’environ 20 %.

La Capitale maintiendra aussi son positionnement auprès des concessionnaires automobiles. Ce marché est toutefois la chasse gardée de ses agents affiliés, qui établissent des ententes avec les concessionnaires automobiles.

« La Capitale ne s’y immisce pas elle-même en tant que telle. On maintient beaucoup de relations avec les concessionnaires, notamment au niveau de la carrosserie », précise M. Dumas.  

Publicité